À la Une: le nord-est des États-Unis n’est pas prêt pour faire face au changement climatique

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Très lourd bilan dans le nord-est des États-Unis après le passage de la tempête Ida sur la ville de New York et les États qui l’entourent. Quarante-trois morts (sur un total de 46 au niveau national), un bilan qui pourrait encore s’alourdir dans les heures à venir. C’est l’État voisin du New Jersey qui a été le plus touché avec 23 morts, détaille ce matin le quotidien local Daily Record, ce qui représente un record pour cet État. Mercredi soir, lorsque des trombes d’eau se sont abattues, les maisons se brisaient comme des maisons de poupées, raconte le quotidien. Et en quelques minutes, les espaces publics étaient totalement inondés. Le bilan en termes de destruction est également le plus important jamais enregistré, sachant qu’il est encore provisoire.

La plupart des victimes sont quant à elles décédées dans leur voiture, a annoncé le gouverneur de l’État. Des personnes prises au piège par la montée des eaux et qui se sont noyées dans leur véhicule, explique le Daily Record. Si la tempête a été aussi dévastatrice dans cet État, c’est tout simplement parce qu’il est entouré d’eau et compte sur une très forte densité de population explique le quotidien. Et comme l’explique le New York Times, ces États du nord-est des États-Unis ne disposent pas d’infrastructures pour faire face à de tels volumes d’eau. Une région construite pour une ère météorologique différente insiste le journal. Désormais, l’impensable doit devenir la norme, estiment de nombreux responsables locaux, et ce sont toutes les infrastructures qui vont devoir être adaptées aux risques climatiques de plus en plus fréquents.

En Californie, Caldor réduit en cendre les rêves de South Lake Tahoe

En Californie, contrairement à la côte est des États-Unis, les habitants aimeraient bien que la pluie tombe, car depuis la mi-août, l’incendie Caldor ravage la Sierra Nevada et menace les villes situées près du lac Tahoe. Face à l’ampleur du désastre, le président américain a déclaré, jeudi, l’état d’urgence en Californie. Joe Biden a également ordonné l’octroi d’une aide fédérale pour renforcer les efforts pour combattre cet incendie aux conséquences dramatiques, comme le détaille ce vendredi le San Francisco Chronicle. Le quotidien s’est rendu dans la municipalité de South Lake Tahoe, située en bordure du lac Tahoe comme son nom l’indique. Une ville qui vivait jusqu’à présent du tourisme, principale source de revenus.

Mais le tourisme là-bas, c’est fini, annonce le journal. Cette ville a été totalement évacuée, car elle risquait de partir en fumée, comme l’écrit le San Francisco Chronicle. Les paysages montagneux recherchés par les touristes en hiver et les bords du lac prisés en été sont ravagés, explique un habitant de cette localité. Ce désastre, couplé à la pandémie qui a sérieusement mis à mal le tourisme, pourrait bien avoir raison de cette ville, estime-t-il, sachant qu’avant ces évènements cette ville était en pleine expansion. Et mêmes les aides financières ne pourront pas permettre aux habitants de relever la tête, précise le maire de South Lake Tahoe dans les colonnes du San Francisco Chronicle.

Match nul pour le premier télévisé au Canada

Les Canadiens ont pu suivre ce jeudi le premier débat télévisé entre les chefs de parti dans le cadre de la campagne électorale pour les élections fédérales qui se tiendront le 20 septembre prochain. Un débat qui s’est soldé par un match nul selon la presse canadienne. Un match nul qui va finalement arranger tout le monde, estime même ce matin le quotidien Le Devoir. Certes, Erin O’Toole, le chef du parti conservateur, seule formation qui pourrait faire de l’ombre à Justin Trudeau, a su tirer son épingle du jeu.

Mais à part s’en prendre au Premier ministre sortant, il n’a pas été en mesure de proposer grand-chose, explique le journal. Justin Trudeau qui avait, avant le début du débat, annoncé qu’il comptait s’amuser, n’a pas eu l’occasion de le faire puisqu’il devait justifier la tenue d’élections anticipées en pleine période de pandémie. Pour Erin O’Toole, en agissant de la sorte, Justin Trudeau fait passer son intérêt personnel devant l’intérêt collectif. Un sentiment partagé par les deux autres participants à ce débat, qui ne restera pas dans les annales, selon le quotidien Le Devoir.

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