À Nice, une "rue de la honte" en l'honneur de Jacques Médecin

Le HuffPost avec AFP
Cette photo datant de 1988 montre l'actuel maire de Nice Christian Estrosi (à gauche), et celui qui était élu quand il a débuté en politique, le décrié Jacques Médecin.

POLITIQUE  L’ancien maire Jacques Médecin, grande gueule indissociable de l’histoire de Nice, mort en Uruguay après avoir passé près de deux ans en prison en France pour des malversations, aura une rue à son nom, un hommage critiqué à gauche en pleine campagne municipale.

Déjà rebaptisée “rue de la honte” par les communistes niçois qui appellent à un rassemblement pour une “contre-inauguration”, la plaque dédiée à Jacques Médecin, maire truculent de la ville pendant un quart de siècle jusqu’à sa fuite en Uruguay en 1990, sera dévoilée à 11h ce dimanche 24 novembre par le maire Christian Estrosi.

Le maire des débuts de Christian Estrosi

“Oui, je suis fier de donner enfin à Jacques Médecin la place qui lui revient dans la ville”, a justifié l’élu LR, qui brigue un troisième mandat à la tête de la ville et qui a lui-même débuté en politique sous Jacques Médecin, en étant élu conseiller municipal sur sa liste en 1983.

“Mon esprit d’ouverture m’a conduit à donner le nom de nombreuses personnalités qui ont combattu Jacques Médecin à des espaces de la ville de Nice”, s’est-il défendu, citant notamment François Mitterrand ou Max Gallo, et accusant ses détracteurs de “sectarisme”.

L’opération, qui consiste à rebaptiser une ruelle du Vieux-Nice, était programmée depuis un an, après un vote habilement arraché aux élus de l’opposition socialiste et écologiste: en plein conseil municipal, ils avaient découvert Jacques Médecin parmi d’autres noms, dont certains de personnalités de gauche, sans débat préalable en commission des noms de rue.

Maire pendant 24 ans, jusqu’à une fuite en Uruguay

Député, président du conseil général, brièvement secrétaire d’État au Tourisme, Jacques Médecin est surtout resté maire de...

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