À la National Gallery de Londres, le peintre Raphaël en majesté

© Courtesy National Gallery of Art, Washington.

Le constat est sans appel : personne ne surpasse la National Gallery quand il s’agit d’organiser une rétrospective autour d’une des figures iconiques de l’histoire de l’art. Le musée londonien atomise la concurrence en accueillant Raphaël (1483-1520), à travers une monographie très impressionnante regroupant 90 huiles et esquisses pour célébrer, avec un peu de retard, le 500e anniversaire de la mort du maître de la Renaissance italienne. L’exposition, qui devait se tenir en 2020, a été reportée en raison de la crise sanitaire, ce qui se ­comprend au regard des prêts exceptionnels venus de musées italiens mais aussi du monde entier (dont le Louvre) et des collections de la reine Elizabeth II, qui a consenti à se dessaisir temporairement de pièces inestimables. L’objectif, ambitieux, consiste à explorer le corpus entier du génie à la santé fragile, disparu prématurément à 37 ans qui, en deux décennies, a su capturer l’humain et le divin dans des tableaux intemporels d’une beauté inouïe.

Huit salles en enfilade

À la fois peintre, dessinateur, architecte, archéologue, poète, designer pour des sculptures, des estampes, des tapisseries et des mosaïques, Raphaël a mené une carrière fulgurante et prolifique, à la tête de l’atelier le plus actif, inventif et puissant de son époque, constitué de 50 élèves et assistants, et dirigé avec énergie comme une véritable entreprise.

Le parcours, chronologique, témoigne des grands moyens déployés pour en mettre plein la vue au public. Huit salle...


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