À Nancy, un prof d'éco placé en arrêt maladie contre son gré

Depuis le 22 juin 2018, Karim Zoubir, professeur d'économie et de gestion de la faculté de lettres de Nancy, n'a plus mis les pieds dans l'établissement. Ce jour-là, la direction des ressources humaines le convoque pour lui notifier sa mise en congés maladie forcée. Pour l'enseignant, c'est l'incompréhension la plus totale, d'autant qu'il n'est absolument pas malade. "Je suis tombé de haut. J’ai ressenti de l’injustice, de l’incompréhension et du désarroi", raconte-t-il dans les colonnes de L'Est Républicain.

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Pour se justifier, la direction de la faculté avance "des problèmes importants de comportements inappropriés". Si Karim Zoubir avoue avoir pointé à plusieurs reprises "des problèmes d’organisation et de paiement d’heures supplémentaires" et même avoir haussé le ton, il rejette en bloc l'argument de la faculté. Un rapport du 28 juillet 2018 d'un psychiatre confirme que le professeur ne présente aucun trouble du comportement. "La personnalité du sujet ne semble pas organisée sur un mode pathologique, en particulier paranoïaque. Son état de santé ne justifie pas l’octroi d’un congé de longue maladie d’office", indique le praticien dans son rapport, relayé par le quotidien régional.

Une décision de justice favorable

Malgré cet avis, la direction de la faculté de lettres de Nancy campe sur ses positions et refuse de réintégrer Karim Zoubir. Le 28 novembre 2018, il reçoit un courrier du président de l’université qui lui annonce renoncer à son congé maladie forcé. Néanmoins, le professeur n'est pas autorisé à reprendre ses cours. Des mutations lui sont alors proposées. Mais le professeur de lettres ne compte pas céder et saisit la justice. "Je n’ai pas à être sanctionné et muté alors que je n’ai rien fait. Je veux retrouver mon travail", insiste Karim Zoubir, dans les colonnes de L'Est Républicain

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Le tribunal

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