À Mossoul, Emmanuel Macron appelle au respect des communautés en Irak

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Après sa visite d'un sanctuaire chiite vendredi soir, Emmanuel Macron, en déplacement en Irak, s'est rendu dimanche à Mossoul, ville dévastée par l'organisation État islamique, pour renouveler son soutien aux chrétiens d'Orient et plaider pour le respect des communautés. Il s'est ensuite rendu au Kurdistan irakien, où il s'est notamment entretenu avec le président de la région autonome.

Emmanuel Macron s'est rendu, dimanche 29 août, au Kurdistan d'Irak ainsi qu'à Mossoul, dans une église et sur le site d'une mosquée détruite lors de la reprise de la ville au groupe État islamique (EI) en 2017, un témoignage de "respect" du président français "envers toutes les communautés irakiennes".

Le président est allé à la rencontre des chrétiens à Mossoul dans une église en reconstruction, lors d'une journée destinée à témoigner son "respect à toutes les communautés" irakiennes.

Samedi, Emmanuel Macron avait participé à un sommet régional à Bagdad, largement consacré à la lutte contre le terrorisme et à l'impact de la prise de Kaboul par les Taliban en Afghanistan.

Hommage au combat des Kurdes

Au deuxième et dernier jour de sa visite en Irak, le président est venu dimanche "reconnaître l'importance de Mossoul", deuxième ville d'Irak par la taille, et a exhorté les Irakiens à "travailler ensemble" lors d'une allocution prononcée à Notre-Dame-de-l'Heure, une église catholique fortement endommagée à partir de 2003 et que l'Unesco est en train de remettre en état.

Le président français s'est ensuite rendu à Erbil, capitale du Kurdistan irakien, où il s'est notamment entretenu avec le président de cette région autonome, Netchirvan Barzani.

Selon l'Élysée, Emmanuel Macron s'est entretenu samedi soir avec des membres de la communauté yazidie, une minorité persécutée par l'EI.

Il a également rendu visite aux forces spéciales françaises du Camp Grenier, puis rencontrer le président du Kurdistan irakien, Netchirvan Barzani. Il s'est ensuite entretenu avec la famille d'un peshmerga abattu par l'EI, pour rendre hommage aux combats des Kurdes contre ce groupe ultraradical.

"Pas d'équilibre en Irak sans respect des communautés"

La France, qui finance dans la région des écoles chrétiennes francophones, se veut protectrice des chrétiens d'Orient, mais aussi de toutes les minorités. "Nous allons faire revenir un consulat et des écoles" à Mossoul, a annoncé Emmanuel Macron.

Cette ville à majorité musulmane sunnite ainsi que la plaine de Ninive étaient jadis de hauts lieux du christianisme. Mais les violences qui ont éclaté à partir de 2003 puis l'occupation d'un tiers de l'Irak par le groupe État islamique entre 2014 et 2017 ont poussé la majorité des chrétiens à l'exil.

Ils ne sont plus que 400 000 dans le pays, contre 1,5 million en 2003 avant l'invasion américaine. Et beaucoup de ceux qui ont pris le chemin de l'exil hésitent à rentrer chez eux.

Mossoul porte toujours les stigmates des combats qui ont opposé les jihadistes aux troupes irakiennes épaulées par la coalition internationale. La reconstruction de la ville "est trop lente", a estimé Emmanuel Macron.

Selon un responsable local, 80 % des infrastructures, comme les égouts ou les routes, ont été reconstruites, contre seulement 30 à 40 % des établissements de santé. Preuve de cette lenteur : la mosquée sunnite Al-Nouri, qui est toujours en reconstruction et où Emmanuel Macron est allé "apporter un témoignage de respect par rapport à ce qu'a vécu Mossoul". Il a également dit "ne pas oublier" que c'est de cette région que "les attaques terroristes commises en France en novembre 2015 ont été planifiées".

La France restera en Irak "aussi longtemps que l'Irak le demandera" et "quels que soient les choix américains", avait-il promis samedi lors du sommet régional de Bagdad.

"Ce message est civilisationnel mais également géopolitique. Il n'y aura pas d'équilibre en Irak s'il n'y a pas un respect de ses communautés", a déclaré le président français.

Désireux de traiter de manière égale toutes les confessions irakiennes, le chef de l'État français s'est d'ailleurs rendu samedi soir à Bagdad dans le sanctuaire chiite de Kadhimiya, en compagnie du Premier ministre irakien, Moustafa al-Kazimi. Une telle visite est "une première pour un président français", a souligné Emmanuel Macron – allusion au fait que la France est traditionnellement alliée des dirigeants sunnites.

Avec AFP

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