À la Une: la mort du président haïtien Jovenel Moïse, «affaire de sécurité nationale» aux États-Unis

Selon le Miami Herald, les États-Unis cherchent à garder secrets les liens qu’auraient certains suspects avec le FBI et la DEA – l’agence américaine chargée de lutter contre le trafic de drogue. Des procureurs de Miami ont, selon cet article, « mis sous le boisseau des preuves des activités passées d'informateurs du gouvernement américain au nom de la sécurité nationale des États-Unis ».

L’enquête sur la mort du président haïtien pourrait donc devenir « encore plus opaque aux États-Unis, et laisser de nombreuses questions sans réponses : comment un commando de Colombiens, un ancien informateur du FBI et deux anciens informateurs de la DEA ont-ils fini par être accusés de participation à l’assaut meurtrier ? ». Tout cela alors que, de son côté, l’enquête haïtienne « marque le pas ».

Le Miami Herald estime que cette décision de la justice américaine « n’aide pas non plus l’image des États-Unis en Haïti, où on se demande toujours si les responsables américains étaient au courant que l’assassinat allait être commis ». À noter que ce vendredi, le site d’information haïtien AlterPresse se fait l’écho dans un article de ces révélations du journal américain.

Manifestations en Colombie, un an après la grève générale

Les Colombiens ont commémoré dans la rue les manifestations de masses de l’an dernier contre le président sortant Ivan Duque – à quelques semaines de la présidentielle. Une « journée pacifique qui s’est de nouveau refermée sur des violences », titre El Espectador, violences entre quelques manifestants et les forces de sécurité. À Bogotá, on a, malgré les averses, manifesté et tapé sur des casseroles, parlant « de la nécessité d’une réforme agraire "intégrale", des faibles garanties pour que les groupes ethniques restent sur leurs terres, du coût élevé de la vie et la défense de la nature ».

Demande a aussi été faite au gouvernement de « s’occuper de la situation des territoires qui se retrouvent pris dans des conflits entre groupes armés et, au final, sont victimes d’homicides et de déplacements forcés ». La Vanguardia précise que ces manifestations étaient organisées un peu partout dans le pays : Medellín, Cali, Cartagena, Florencia.

Semana a suivi pendant cette journée le candidat à la présidentielle de fin mai, Federico Gutierrez, qui a visité les départements de Sucre et Cordoba, et a réuni 5 000 personnes sur la place du village natal de son principal adversaire Gustavo Petro. Mais, note le journal, « Petro continue de monter, entre autres parce que, à partir de la grève nationale de l’an dernier, le peuple de gauche s'est élargi ».

Limogeage à Cuba du dirigeant d’un magazine étudiant

Armando Franco Senén dirigeait depuis 2019 le magazine étudiant Alma Mater. Il a été limogé ce mercredi. Alma Mater est un des médias les plus anciens de l'île, il fête cette année ses cent ans. Armando Franco Senén « avait essayé de moderniser, dans la forme et le fond » cette revue d’État, explique El Nuevo Herald. Et « il avait relancé l’intérêt pour cette publication, surtout chez les jeunes, et abordait des sujets sensibles, qu’habituellement les autres médias officiels évitaient », comme la situation économique.

Il avait aussi critiqué la détention d'universitaires qui avaient participé aux manifestations du 11 juillet dernier. Devant les critiques sur ce limogeage, le Parti communiste cubain a fini par réagir : dans un tweet repris par 14 y medio, Enrique Villuendas Calleyro, fonctionnaire du département idéologique du Comité central, affirme avoir reçu Armando Franco Senén : « j’ai écouté ses inquiétudes sur la revue Alma Mater, et je l’ai assuré de la volonté du Parti communiste cubain d’y répondre ».

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles