À Montréal, la recherche sur la dépression s'appuie sur une banque de cerveaux

© RFI / Léopold Picot

La plus grande banque de cerveaux du Canada fournit des échantillons à des chercheurs partout à travers le monde. Prélevés sur des défunts ayant souffert de troubles mentaux, les cerveaux sont aussi étudiés sur place. Ils permettent de mieux comprendre les mécanismes biologiques à l'œuvre dans des maladies neurologiques très variées, dont la dépression.

De notre correspondant à Montréal,

Au quatrième étage du centre de recherche Douglas, en plein cœur de Montréal, Éric ouvre une double porte avec un grand sourire. L'homme à tout faire du centre spécialisé dans la recherche sur la santé mentale n'a pas souvent l'occasion de pénétrer dans ce secteur, confie-t-il. Devant nous s'ouvre un long couloir. Sur les murs, des neurones sont peints de toutes les couleurs. À gauche, cinq portes verrouillées : ces dernières donnent accès au trésor du centre universitaire.

D'un bip, l'une de ces portes s'ouvre sur une petite pièce. Des boîtes en plastique remplies d'un liquide jaunâtre, le formol, qui conserve les découpes de cerveaux humains, sont entreposées sur une étagère. Des réfrigérateurs dont les panneaux d'affichage indiquent « -79 degrés » leur font face. À l'intérieur, d'autres découpes de cerveaux sont entreposées. Derrière l'aspect choquant de cette scène, un espoir : mieux comprendre le siège de nos émotions, pour mieux traiter et accompagner les personnes souffrant de troubles mentaux.

Des cerveaux par milliers

Avec plus de 3 600 cerveaux, la banque de cerveaux de Montréal fait partie des plus grandes banques du globe. Chaque année, elle fournit plus de mille échantillons de tissus cérébraux à des chercheurs du monde entier, du Japon à l'Australie, en passant par les États-Unis et l'Europe.


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