À Marseille, la pollution de l'air en nette augmentation, à cause des paquebots bloqués à quai par le confinement

Olivier Martocq
·1 min de lecture

Cette fois, ce sont les riverains qui ont donné l'alerte : les capitaines de navires font tourner les moteurs la nuit. Elisabeth Pelliccio, à la tête du comité d'intérêt de quartier de Saint-André, au nord de Marseille, a installé un capteur qui analyse la pollution de l'air. "Bizarrement, ça fluctue beaucoup la nuit, explique-t-elle. Alors la nuit, il y a peut être un peu le chauffage. Il n'y a pas de camions, pas de véhicules, puisqu'on est tous confinés. Donc, il ne reste plus que nos chers bateaux de croisière. On a des pics à 120 microgrammes : c'est effrayant."

Santé publique France a étudié les conséquences sur la mortalité des baisses de la pollution de l’air ambiant observées durant le premier confinement. Son étude, dont les résultats sont publiés mercredi 14 avril, établit qu'en France, les baisses ponctuelles des niveaux de pollution au printemps 2020 ont permis d'éviter environ 2 300 décès, en raison d'une diminution de l’exposition de la population française aux particules ambiantes.

Les paquebots font tourner les moteurs pour produire de l'électricité

À Marseille le confinement a produit l’effet inverse : selon une étude d’Atmosud, les paquebots, bloqués à quai à cause du confinement et qui continuent à faire tourner leurs moteurs à cause des équipages à bord, auraient pollué autant que tout le trafic automobile enregistré sur la ville durant cette période. "L'ensemble des navires qui sont dans le port continue de produire de l'électricité en faisant (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi