À Marseille, les peuples d'Amazonie proposent une motion pour mieux protéger leur forêt

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Ce dimanche 5 septembre est le dernier jour pour le dépôt des motions qui seront discutées puis votées par les délégués de l’UICN à la fin du rendez-vous de ce dernier. Le Congrès des organisations indigènes du bassin de l'Amazone (Coica) est venu avec une proposition de motion sur la protection de la forêt, dont il est partie prenante au quotidien.

Avec notre envoyée spéciale à Marseille, Agnès Rougier

L’assemblée des peuples d’Amazonie a déposé une motion en douze points, concernant la protection de la forêt amazonienne, qui dépasse les objectifs internationaux de protection de 30% de la planète d’ici à 2030.

Protéger 80% de la forêt d'ici à 2025

Claudette Labonté, déléguée des peuples de la Guyane française : « La plus importante pour nous, c'était vraiment le "80-25", c'est-à-dire protéger 80% de la forêt protégée en 2025 et si possible même avant parce qu'elle est menacée. Ça fait des années qu'elle est menacée. Donc on demande un "stop" et qu'on arrête de prolonger les choses à 2030, qu'on agisse maintenant. »

Pour José Gregorio Diaz, coordinateur du Congrès des organisations indigènes du bassin de l'Amazone (Coica), toute la planète est concernée : « Cette motion, c'est l'Amazonie en vie pour l'Humanité. Alors, ce n'est pas seulement pour nous, mais pour les Français aussi. Nous sommes sans financements et sans droits, nous demandons un financement qui peut nous aider à protéger les territoires que nous protégeons déjà mieux que n'importe qui. »

SI la motion des peuples autochtones est acceptée, elle fera partie des négociations conduites en vue de la prochaine conférence sur la biodiversité, la COP15.

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