À Marseille, le message très politique de l’UICN

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L’Union internationale de conservation de la nature sort de son pré carré de protection des espèces animales et végétales pour embrasser l’ensemble des défis auxquels fait face l’Humanité. Et plaide fortement pour l’inclusion des populations locales proches des zones de grande biodiversité.

MANIFESTE. “Les urgences du climat et de la biodiversité ne sont pas distinctes l’une de l’autre mais bien plutôt deux aspects d’une même crise, peut-on lire en introduction du , le texte qui résume les débats qui ont eu lieu du 4 au 10 septembre dans la métropole phocéenne au sein des 1400 membres de l’organisation dont une centaine d’États. s’extirpe ainsi des strictes frontières que lui imposerait son intitulé. Une démarche déjà entamée au précédent congrès et qui s’approfondit. “En 2016 à Hawaï le manifeste qui clôt traditionnellement nos débats était déjà une réponse aux engagements climatiques de la COP21 à Paris en rappelant que les impacts de la hausse des températures sur la faune et la flore étaient extrêmement dommageables et en expliquant aussi que la nature pouvait être une solution à la crise climatique”, explique Sébastien Moncorps, directeur d'.

Ce positionnement a une origine scientifique. publié en 2019 ne dressait pas seulement un état des lieux alarmants de l’état de santé des espèces et de leurs milieux. Il donnait également de nombreuses pistes d’action pour réduire les destructions et imposer à l’activité humaine un strict respect de la biodiversité. “La «réussite» économique ne saurait plus se faire au dépend de la nature”, affirme ainsi le manifeste de Marseille. “Ce qui est soutenu, c’est que la biodiversité n’est pas un des éléments parmi d’autres dans une prise de décision d’un gouvernant ou d’un industriel mais bien le cadre indépassable à strictement respecter pour qu’une activité soit possible”, table Pierre Cannet, du WWF France.

Une économie mondiale subordonnée aux limites de la nature

L’UICN exhorte ainsi “les gouvernements à mettre en place des plans de relance fondés sur la nature”, pour réduire les effets de la pandémie mondiale du Covid-19. Le texte emprunte plus loin un ton revendicatif. “L’UICN appelle les gouvernements à entreprendre la réforme des systèmes financiers, économiques et réglementaire et à mettre un terme aux [...]

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