À Marseille, la grève des éboueurs sent mauvais

·1 min de lecture
Les éboueurs de Marseille Métropole sont en grève depuis le jeudi 23 septembre.
Les éboueurs de Marseille Métropole sont en grève depuis le jeudi 23 septembre.

Des monceaux de sacs-poubelle noirs qui, de nouveau, forment des pyramides instables au pied des immeubles. Des rats qui se faufilent en pleine journée sur les détritus qui débordent déjà dans les rues, obligeant poussettes et piétons à faire des détours. Les images ne sont pas inédites à Marseille. Elles ont la fâcheuse habitude de se répéter quasiment tous les ans, plus ou moins étirées en longueur, selon les négociations en cours. Et celles qui marquent cette fin du mois de septembre, à Marseille et dans toute la métropole, d?Aubagne à Martigues et d?Aix à Salon, sentent mauvais. Lancée en fin de semaine dernière par les agents marseillais de la collecte, la grève est partie pour durer. Déjà, elle ravive les souvenirs nauséabonds de 2010, quand l?armée était intervenue au bout de dix jours sans ramassage avec 8 000 tonnes d?ordures amassées.

Les origines du conflit n?ont rien à voir, cependant, avec le célèbre « fini parti » qui a fait la mauvaise réputation de la cité grecque. Elles tiennent dans la loi. Au 1er janvier 2022, les collectivités locales devront appliquer la loi de 2019 sur le passage aux 35 heures. Soit un total de 1 607 heures par an, contre 1 486 actuellement pour les éboueurs, même si des dérogations liées à la pénibilité, au travail le dimanche et à des acquis sociaux négociés à coups de grèves modifient la donne.

28 jours de plus pour les agents à Marseille

Reste que l?application de la réforme devrait conduire, selon les syndicats, à u [...] Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles