À Marseille, la Friche la Belle de Mai prépare une exposition qui explore une Algérie mosaïque

C'est une exposition qui sent bon le sable du désert et les riches couleurs des villes algériennes. À Marseille, la Friche a préparé une exposition intitulée "En attendant Omar Gatlato", en référence au film du cinéaste Merzack Allouache, connu pour être le premier long métrage algérien "centré sur une expérience individuelle de l'émancipation et de la découverte de soi", affirme la Friche sur son site web. Cette exposition présente vingt-neuf artistes d’Algérie et de la diaspora algérienne et rassemble des oeuvres qui s'étendent de 1965 à aujourd'hui. "Vous avez des artistes de toutes générations et vous avez, c'est le principe de cette exposition, une mise en dialogue de toutes ces générations pour créer des filiations esthétiques", explique Céline Kopp, directrice du centre d'Art contemporain Triangle-Astérides, partenaire de l'exposition. Une Algérie plurielle Parmi les artistes exposés, il y a le cinéaste algérien Hassen Ferhani. Il a posé sa caméra dans le relais-routier de Malika, à 900 kilomètres au sud d'Alger, sur la route de la transsaharienne. "C'est une sacrée expérience de passer du temps dans cet endroit un peu magique et mystique à la fois, où Malika accueille ces âmes. Un peu comme des gens qui ramènent des bouteilles à la mer, des histoires, et qui s'arrêtent chez elle", confie Hassen Ferhani. L'exposition "En attendant Omar Gatlato" raconte donc une Algérie loin des clichés. "Les œuvres des vingt-neuf artistes présentées dans l’exposition offrent des représentations diverses, instables et polyphoniques de la vie en Algérie et dans sa diaspora", promet la Friche dans sa présentation d'une exposition, qui, on l'espère, ouvrira bientôt ses portes au grand public.