À Marseille, le dur quotidien de la première police municipale de France

Aziz Zemouri
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Des policiers municipaux effectuent un contrôle de véhicule lors d'une patrouille dans le quartier de Belsunce à Marseille, le 15 juin 2011.
Des policiers municipaux effectuent un contrôle de véhicule lors d'une patrouille dans le quartier de Belsunce à Marseille, le 15 juin 2011.

À Marseille, il se passe toujours quelque chose. Durant cent jours, le journaliste réalisateur Rabah Aït-Hamadouche, ancien grand reporter aux JT de TF1, a suivi les 500 policiers municipaux armés, aidés par 1 500 caméras de vidéosurveillance, dans un documentaire diffusé ce soir, à 21 h 15, sur C8.

Dans la cité phocéenne, la première police municipale de France n'a rien à envier à la police nationale quant à l'action et l'intervention. C'est d'ailleurs souvent elle qui arrive la première sur les lieux du crime. Comme le 5 mars, alors qu' un homme armé d'un couteau rôdait autour d'une école juive. La PM l'a immobilisé et remis à la police nationale.

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Un jour de juin, l'équipe de C8, dans la roue des policiers municipaux, filme l'épilogue d'un règlement de compte, cité Félix-Pyat, dans le 3e arrondissement. Un quartier particulièrement sensible, au point que le commissariat de police mitoyen vit barricadé et protégé par des filets pour empêcher cocktails Molotov et mortiers de retomber sur les toits.

Primo-intervenants sur la scène de crime : « Avec le cameraman, nous sommes arrivés alors que les pompiers étaient encore en train de prodiguer à même le sol les gestes de réanimation sur la victime criblée de balles de kalachnikov. L'homme était entre la vie et la mort. Il est décédé quelques minutes plus tard. Le plus dur reste pour moi, neuf mo [...] Lire la suite