À Marseille, des dealers tournent un spot publicitaire et ulcèrent policiers et élus locaux

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Image d'illustration. (Photo: AFP)
Image d'illustration. (Photo: AFP)

TRAFIC - La polémique enfle. Ces derniers jours, plusieurs élus et policiers locaux ont dénoncé la diffusion d’une vidéo repérée par France Bleu, et qui cumule près de 100.000 vues sur Twitter, où l’on peut voir les dealers d’une cité de Marseille faire leur publicité.

Dans la séquence, illustrée par un morceau du rappeur SCH, des images dont certaines tournées par drones des immeubles de la cité Château Saint-Loup, dans le Xe arrondissement de la cité phocéenne s’enchaînent, accompagnées de quelques informations pratiques.

“Un accueil (...) chaleureux vous sera réservé de 11h à 2h”, peut-on ainsi lire en grosses lettres dans la vidéo où figurent également des images de la marchandise et des liens pour contacter les vendeurs.

“Ils n’ont plus peur de rien du tout”

Sur Twitter, la députée des Bouches-du-Rhône Alexandra Louis évoque des “délinquants qui tiennent en otage les habitants de ces quartiers et pourrissent littéralement la vie de nombreux Marseillais”.

“On n’est plus surpris de rien ici à Marseille, a déclaré au micro de Cnews Rudy Manna, secrétaire départemental du syndicat de police Alliance dans les Bouches-du-Rhône. Quand on voit ce genre de trucs, on se dit qu’ils n’ont plus peur de rien du tout”.

“Ce genre de clip existait déjà auparavant, mais fait d’une manière aussi bonne avec un drone, on ne l’avait jamais”, a-t-il ajouté, précisant que la police “ne lâchera rien”.

Auprès de France Bleu, le président des comités d’intérêt de quartier du Xe arrondissement confie “un sentiment d’impuissance totale”. Il révèle notamment que des flyers sont même distribués directement dans les boîtes aux lettres des habitants pour “faire connaître les tarifs de la drogue”.

Selon Le Parisien, le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour “provocation à l’usage ou au trafic de stupéfiants”. Pour ces faits, les délinquants risquent jusqu’à cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende.

À voir également sur Le HuffPost: En colère contre Castaner, ces policiers posent leurs menottes au sol

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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