À la Une: Maduro prêt à anticiper les élections législatives avant décembre 2020

La photo de Rafael Acosta Arévalo, en uniforme, est affichée en une du site internet de Tal Cual. Selon l'opposition, le capitaine de corvette a été assassiné après avoir été torturé par des compagnons d'armes. Il faisait partie d'un groupe de 13 personnes arrêtées le 21 juin pour leur implication présumée dans un projet déjoué de coup d'État contre Nicolas Maduro. El Comercio, au Pérou, rappelle que les mots d’un de ses avocats, Alonso Medina Roa. Selon ce dernier, Rafael Acosta est apparu vendredi au tribunal « assis dans un fauteuil roulant parce qu'il ne pouvait pas se tenir debout en raison de douleurs intenses ». L'avocat indique sur Twitter que deux fonctionnaires de la direction générale du contre-espionnage militaire ont été arrêtés. Ils sont poursuivis pour homicide, mais pas pour des faits de torture.Salvador : les deux migrants morts noyés enterrés ce lundiLa presse salvadorienne, de son côté, évoque le retour hier des dépouilles d'Oscar Martinez et de sa fille Valeria. Les deux migrants étaient morts noyés la semaine dernière alors qu'ils tentaient de rejoindre les États-Unis en traversant le Rio Grande. Les deux cercueils ont été rapatriés par voie terrestre, escortés par des véhicules du gouvernement salvadorien, nous apprend La Prensa Grafica. C'est là qu'ils ont été veillés et que s'est tenue une cérémonie dans la plus stricte intimité, à la demande de la famille. Le père et sa fille doivent être inhumés ce lundi dans le cimetière La Bermeja à 10 heures du matin, heure locale. Le drame a été très médiatisé au Salvador et à l'étranger. « C'est frappant, écrit le rédacteur en chef du journal salvadorien El Mundo, que l'indignation soit plus forte à l'extérieur qu'à l'intérieur du pays ». « On ne peut pas rejeter la responsabilité de ces tragédies seulement sur Trump ou sur Lopez Obrador [les présidents américains et mexicains], c'est la dette historique de nos gouvernements qui n'ont pas fait suffisamment pour améliorer les conditions de vie de leurs concitoyens ». La Prensa Grafica nous apprend qu’un autre Salvadorien a trouvé la mort dimanche dans le centre de détention de McAllen au Texas. Selon les autorités américaines, l'homme avait des problèmes de santé. Il voyageait avec sa fille, qui doit être transférée dans un centre réservé pour mineurs. Plus de dessin dans le New York TimesLe New York Times publie ce lundi sa première édition sans dessin de presse.La décision avait été prise au mois de juin par le grand quotidien américain. Elle faisait suite à la polémique survenue au mois d’avril après la publication d’un dessin jugé antisémite, qui représentait le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu en chien attaché à une laisse tenu par le président américain Donald Trump. Le même jour, on apprend dans le Washington Post que Michael de Adder, un dessinateur canadien qui travaillait en free-lance depuis 17 ans pour le groupe de presse Brunswick News, a été congédié. La décision intervient quelques heures après la publication sur son compte Twitter d'un dessin qui est devenu viral. On y voit Donald Trump jouant au golf, impassible, près du corps des deux migrants salvadoriens morts noyés en tentant de rejoindre les États-Unis. La nouvelle de ce licenciement a été abondamment critiquée, explique le Huffington Post. Selon le communiqué de Brunswick News, le licenciement du dessinateur n'a cependant rien à voir avec ce dessin. « Du jour au lendemain, c'était comme si je n'avais jamais travaillé pour le journal, s'étonne le dessinateur Michael de Adder sur Twitter. Tirez-en vos propres conclusions ».Uruguay : les noms des candidats à la présidentielle dévoilésDes primaires se sont tenues dimanche, écrit le journal argentin Clarin, pour départager les candidats des principaux partis. Plus de 2,6 millions de personnes étaient appelées aux urnes, mais seuls 35% ont voté. La República revient sur le profil du trio de tête, c'est-à-dire ceux qui sont arrivés en tête dans les trois principaux partis : l'ancien sénateur Daniel Martinez du Frente Amplio ; Luis Lacalle Pou, du Parti national, le fils d'un ancien président. Et l'économiste Ernesto Talvi, du Parti Colorado. « Des résultats qui n'ont pas surpris », estime La Republica. Le journal de Montevideo rappelle que c'est la première étape d'un calendrier de trois ou quatre élections - s'il y a un deuxième tour à la présidentielle du 27 octobre. Un marathon « qui culminera en mai 2020 avec les élections départementales ».États-Unis : une alliance de milliardaire… surprenante Le Boston Globe revient ce lundi sur l’alliance inattendue entre deux hommes d'affaire que tout oppose : Georges Soros, classé à gauche, et Charles, l'un des frères Koch, franchement plus à droite. «  Au-delà du fait d'être milliardaires (...) ils ont peu de choses en commun », reconnaît le journal américain. Ils financent d’ailleurs les campagnes de candidats diamétralement opposés à chaque élection. « Mais ils ont trouvé un terrain d'entente : les États-Unis doivent mettre fin à leur politique de " guerre continue " et adopter une politique étrangère entièrement nouvelle ». Pour cela, Georges Soros et Charles Koch financent le Quincy Institute, un nouveau think tank, basé à Washington. Selon le chercheur qui signe cette tribune, le centre d'analyse devrait notamment plaider pour « un retrait des troupes d'Afghanistan et de Syrie, le retour des États-Unis dans l'accord nucléaire iranien et la fin des campagnes pour un changement de régime au Venezuela et à Cuba ». Mexique : des voitures enterrées sous une tempête de grêle On termine avec des images incroyables à la une de la presse mexicaine. Les journaux publient les images de véhicules ensevelis sous ce qui semble être de la neige. C’est en réalité une tempête de grêle « sans précédent », écrit La Razon, qui a touché dimanche la ville de Guadalajara et ses environs. La pluie de grêle n’a duré selon Milenio, entre 20 et 30 minutes. Une demi-heure seulement durant laquelle est tombé environ un mètre et demi de grêle. Les pompiers ont dû porter secours à de nombreux naufragés de la route, qui ont patienté sur le toit de leur voiture, comme le montre Proceso. Depuis hier ce sont des engins de chantiers qui déblaient peu à peu les routes.

Une information que l’on retrouve en Une d’Ultimas Noticias, quotidien proche du pouvoir. Une annonce réalisée à l’occasion de son discours qui marquait sa victoire du 20 mai 2018 lors de la dernière présidentielle. Une élection qui avait été boycottée par l’opposition. Pour Juan Guaido, le président autoproclamé, qui appelle au départ de Nicolas Maduro et à la tenue d’élections dans les plus brefs délais, cette proposition ressemble plus à une farce qu’à autre chose peut-on lire dans les pages de Tal Cual, revue proche de l’opposition. « Le 20 mai 2018, l’opposition a prouvé qu’elle ne participait pas à ce type de farce ». Juan Guaido qui en profite pour réitérer ses priorités : « fin de l’usurpation, gouvernement de transition et organisation d’élections ». C’est donc une fin de non-recevoir clair à l’attention de Nicolas Maduro.

Les mandats des députés de l’Assemblée constituante vénézuélienne prolongés

C’est Diosdado Cabello, le président de cette assemblée constituante qui l’a annoncé, précise El Nacional. Un décret a été adopté pour prolonger les mandats jusqu’au 31 décembre 2020, alors qu’initialement ils devaient arriver à échéance en août prochain. Une assemblée, rappelle El Nacional, qui n’est pas reconnue par la communauté internationale suite aux révélations de Smartmatic, une société chargée d’aider le Conseil national électoral vénézuélien, qui avait révélé de graves manipulations par les autorités lors de l’élection de 2017.

Au Nicaragua : les prisonniers politiques placés en résidence surveillée

Il s’agit de cent prisonniers détaille La Prensa, quotidien nicaraguayen proche de l’opposition. Ils ont été transférés ce lundi à leur domicile et accueillis comme il se doit par des familles qui ne s’attendaient pas à une telle mesure, explique le quotidien. Des prisonniers qui ont confirmé leur engagement dans la lutte, mais qui font état de conditions de détention inhumaines et d’actes de tortures dans les prisons nicaraguayennes. Pour le quotidien mexicain La Jornada, cette décision de placer en résidence surveillée ces opposants vise à calmer les esprits après la mort de plusieurs prisonniers politiques en détention, dont celle d’Eddy Montes, un opposant notoire qui bénéficiait également de la nationalité américaine. Une mort qui pourrait avoir des conséquences pour le régime de Daniel Ortega selon Voice of America, média du gouvernement américain.

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Un cinquième migrant mineur décède dans un centre de rétention aux États-Unis

Il s’agit de Carlos Gregorio Hernandez Vasquez, un jeune Guatémaltèque de seize ans, qui avait franchi la frontière avec un groupe de 70 personnes, le 13 mai dernier selon USA Today. Le quotidien explique que des agents l’ont retrouvé inconscient dans le centre où il avait été placé, dans la Vallée de Rio Grande. Le week-end dernier, un médecin lui avait diagnostiqué la grippe. Il avait été mis à l’écart des autres migrants pour ne pas les contaminer. C’est le cinquième mineur guatémaltèque à décéder en détention, ces six derniers mois précise USA Today.

Donald Trump perd le premier round dans sa bataille avec les démocrates

Une décision « insensée », voilà la réaction de Donald Trump devant des journalistes à Washington hier lorsqu’il a appris la décision du juge Amit Mehta qui a donné raison aux démocrates qui réclament ses huit dernières déclarations fiscales entre autres. Selon le Washington Post, ce juge fédéral a donné sept jours au cabinet qui gère les affaires du président américain pour qu’il remette à la Commission de contrôle de la Chambre des représentants les informations qu’elle réclame. Donald Trump a immédiatement annoncé qu’il allait faire appel. Et alors qu’il était toujours devant des journalistes, le président américain a ensuite laissé entendre que cette décision était orientée puisque ce juge avait été nommé par Barack Obama. Il faut dire que comme le précise Politico, Donald Trump n’a pas non plus apprécié le fait que ce juge refuse la demande de sursis. Selon cette revue politique : cette décision judiciaire démonte la théorie de la Maison Blanche selon laquelle Donald Trump, du fait de son immunité présidentielle, serait à l’abri d’un quelconque examen du Congrès. Une décision de justice bien entendu saluée par le parti démocrate.

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