À Madrid, des lettres de menaces perturbent les régionales : "L'Espagne rejoue la guerre civile"

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En Espagne, de mystérieuses lettres menaçantes électrisent la campagne. Plusieurs personnalités politiques ont reçu des lettres contenant des balles ou un couteau, et ce à quelques jours des élections régionales du 4 mai, à Madrid. Alors que la campagne était jusqu'à présent dominée par la question de l'épidémie de coronavirus, la gauche a désormais placé le combat contre l'extrême droite au cœur du scrutin, tandis que la droite dénonce l'utilisation politique de ces menaces. Pour notre éditorialiste Vincent Hervouët, ces débats enflammés sont surtout dominés par la confusion. 

"S'il n'y avait pas le million de cadavres de 1936, on serait tenté d'en rire. Le scrutin est local, mais on dirait la bataille finale du bien et du mal. L'Espagne rejoue la guerre civile. Elle le craint, elle le croit, et l'émotion et la confusion sont à tous les étages. 

Les candidats ont arrêter de se parler

La marmite déborde depuis la fin de la semaine dernière. Le chef de Podemos, la gauche radicale, le ministre de l'Intérieur, qui est gay, et la chef de la garde civile, qui est une femme, ont reçu une lettre anonyme et les menaces de mort étaient assorties de balles, comme celles utilisées autrefois dans l'armée espagnole. Lundi, le ministre du Tourisme a trouvé au courrier un couteau tout rouge avec du sang ou de la peinture. La police interroge le suspect, un malade mental.

La classe politique s'indigne. Ces accessoires de grand guignol enflamment les imaginations....Et pour la première fois de...


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