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À Madagascar, la hausse du coût de la vie ne décourage pas les adeptes des combats de coq

À Madagascar, comme chaque semaine, les combats de coqs attirent en nombre spectateurs et éleveurs aux quatre coins de l'île. Autrefois activité de divertissement peu lucrative, la discipline a évolué ces dernières années, avec des sommes de plus en plus importantes à la clé. En cette période de hausse du coût de la vie, certains voient en ce jeu risqué une source d’argent bonus ou un simple moment de déconnexion.

Avec notre correspondante à Antananarivo, Pauline Le Troquier

« La vie est dure. Mais ça n’empêche pas les gens de parier, parce que c’est leur distraction préférée. Vous voyez, là, ils crient, ils chantent, ils encouragent ! » Accroché à la barrière du ring de combat, William est suspendu aux coups de becs et de griffes des deux adversaires du jour. Habitué des lieux depuis 25 ans, ce spectateur passionné a vu les sommes pariées devenir colossales. Une sorte d’échappatoire, croit-il savoir, face aux difficultés du quotidien à Madagascar. « Quand vous jouez pour une grosse somme, le quart de l’argent gagné est dépensé en bringue, pour faire la fête avec les amis, explique William. C’est pour échapper à la monotonie de la vie : le loyer, l’eau, l’électricité... »

« Il y a aujourd’hui des gens qui vivent de ça »

Après une heure de combat, l’arbitre siffle la fin du match. Lova est l’heureux propriétaire du champion du jour. « Moi, je ne parie jamais l’argent que je n’ai pas, explique-t-il. Je distingue bien les dépenses pour mes besoins vitaux et l’argent des combats. Donc, ces matches n’impactent pas trop mon quotidien ».


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