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À Madagascar, la castration des violeurs d'enfants divise les associations de protection des victimes

La Haute Cour constitutionnelle malgache doit se pencher cette semaine sur la castration sur les violeurs d’enfants. Depuis son adoption par le Parlement mercredi 7 février, la loi est largement relayée par la presse étrangère et des organisations de défense des droits humains élèvent la voix. Sur la scène nationale, le texte a créé un certain malaise parmi les associations, divisées sur le sujet.

De notre correspondante à Antananarivo,

Parler du viol dans la sphère publique est habituellement un tabou suprême. Pourtant, en moyenne trois cas d’enfants victimes de violence sexuelle sont signalés chaque jour à Madagascar, selon les chiffres du centre Vonjy.

Avec une peine plus sévère, Florentine Razanajafy, présidente de l’association Tao, espère avoir un nouveau levier de pression dans la lutte contre les viols sur mineurs.

« Ce [la loi] sera pour nous un moyen, ne serait-ce que pour faire peur aux violeurs, estime-t-elle. Il faut vraiment un certain déclencheur. Aujourd’hui, en parler, c’est déjà une certaine sensibilisation. C’est dire que le viol un crime et que non, ça ne s’arrange pas en famille ! Non, le violeur n’a pas le droit de donner de l’argent pour être libre. Bien sûr, il y a des choses à discuter, il y a des choses où on ne sera pas d’accord. Mais on a quand même besoin que les choses changent un peu. »

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