À Lyon, un professeur agressé après un cours : "Je suis en colère car c’est la victime qui s’en va"

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Quelques jours après l’hommage national à Samuel Paty, dans le collège même où il avait fait ses premiers pas d’enseignant, un professeur d’Histoire-Géo s’est vu « interdire de parler de politique et d’un assassinat » par un parent d’élève. Après des semaines de silence, ses collègues montent au créneau et dénoncent un sentiment d’abandon de leur hiérarchie.

Après dix-sept ans d'Éducation nationale, un professeur d’Histoire-Géo du collège des Battières (Lyon) veut abandonner et se reconvertir en cuisinier. Dès lundi, dans cet établissement du 5e arrondissement de la ville, l’ensemble de ses collègues s’est mis en grève pour demander des comptes au rectorat. Après des semaines de silence, la soupape a lâché. Retour sur les faits.Le 9 novembre, l’enseignant était pris à partie par un parent d’élève devant le collège après un cour portant notamment sur les fake news et les accusations d'islamophobie formulées contre Emmanuel Macron, notamment par le dirigeant turc Erdogan. « Remonté » et se présentant d’abord comme « musulman », le père lui aurait « interdit de parler en cours de politique et d’assassinat ». Mis en arrêt maladie après l’altercation, le professeur a porté plainte pour « diffamation ».Les enseignants se mobilisentLa charge symbolique est d’autant plus puissante que l'enseignant tué par un terroriste tchétchène avait commencé sa carrière comme professeur stagiaire entre les murs de ce collège de Lyon à la fin des années 90. Et les similitudes ne...

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