À Lille, cet habitant d’un immeuble effondré dévoile des photos d’avant le drame

Deux immeubles se sont effondrés en plein centre-ville de Lille ce samedi 12 novembre.
SAMEER AL-DOUMY / AFP Deux immeubles se sont effondrés en plein centre-ville de Lille ce samedi 12 novembre.

LILLE - Un pan de mur qui se détache et d’énormes fissures. Benjamin Lopard habitait l’un des deux immeubles qui se sont brutalement effondrés ce samedi 12 novembre, rue Pierre Mauroy, dans le centre-ville de Lille. Sur sa page Twitter, il a partagé des photos de l’intérieur du bâtiment, prises à « 5 h 47 », soit un peu plus de trois heures avant le drame, comme vous pouvez le voir dans le tweet ci-dessous.

Il raconte au média en ligne Actu.fr avoir remarqué que sa « porte frottait un peu depuis quelques jours, et dans le hall j’ai vu une fissure qui se formait un petit peu. » C’est tout. Ces dégradations ne l’ont pas pour autant inquiété : « quand on habite dans un immeuble ancien, les trucs vivent et bougent ».

Sans cette évacuation, « on serait tous dans des boîtes en bois »

« Tout ça s’est littéralement passé dans la nuit. Jusque-là, rien d’alarmant », écrit-il sur Twitter. Les évènements se précipitent en effet dans la nuit de vendredi à samedi quand un mur commence à s’affaisser. L’un de ses voisins, qui rentrait chez lui vers 3 heures, prévient alors la police municipale et les pompiers, qui évacuent rapidement la zone. Quelques heures plus tard, les deux immeubles s’effondraient.

Extrêmement reconnaissant envers celui qu’une députée du Nord qualifie déjà de « héros », Benjamin Lopard écrit sous le commentaire d’un internaute : « sans lui, mon immeuble s’effondrait sous moi dans mon sommeil. »

La maire socialiste de Lille, Martine Aubry, a expliqué qu’« un jeune est rentré à 3 h 00 du matin et s’est rendu compte que le mur (du bâtiment) était gondolé » et la porte ouverte. Il a alors prévenu la police municipale et les pompiers, qui ont décidé d’évacuer un bâtiment, l’autre semblant vide, estimant « qu’il y avait un vrai risque ».

« Je ne dormais pas encore quand les pompiers ont commencé à tambouriner sur les portes, mais j’ai cru que c’était des fêtards et je suis resté au lit », a poursuivi à l’AFP Benjamin Lopard. « Quand les policiers sont arrivés, j’ai réalisé que c’était sérieux », indique l’homme de 35 ans, qui est parti vers 5 h 30 avec ses papiers, son ordinateur et une tenue de rechange. Il a perdu toutes ses affaires mais ironise auprès d’Actu.fr : « Ce n’est que du matériel. C’est l’occasion de déménager sans louer une camionnette, on reste positif ».

« Je réalise maintenant la chance incroyable qu’on a eue », confie-t-il, ajoutant que sans cette évacuation, « on serait tous dans des boîtes en bois ».

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