À Lille, la citadelle Aubry

Candidate à un quatrième mandat, la maire sortante part favorite. Elle affronte entre autres ses anciens alliés écologistes et une ex-collaboratrice investie par LREM, Violette Spillebout. 

Alors qu’il y a six ans elle incarnait la mégère, aujourd’hui elle est devenue une mamie sympa et est populaire dans les quartiers. C’est une énorme bosseuse, respectée et intègre... même si elle ment comme une arracheuse de dents », dit en riant Thierry Pauchet, chef de file de l’opposition lilloise, qui vient de se rallier au candidat LR, le sénateur Marc-Philippe Daubresse. La députée ex-LREM Valérie Petit, qui complète le trio, loue « Martine », « une féministe à l’ancienne qui sait travailler avec tout le monde ». Avec de tels adversaires, il deviendrait presque superflu d’avoir des amis... Ça tombe bien, Martine Aubry a perdu une partie des siens.

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D’abord les écolos, qui furent ses alliés à la mairie au cours de ses trois mandats. Stéphane Baly, tête de liste EELV, évoque l’usure d’une édile arrivée au beffroi comme première adjointe en 1995. « Son bilan écologique est plutôt bon mais il est à mettre au crédit de ses adjoints écolos », assure avec un discret cheveu sur la langue cet enseignant-chercheur, conseiller municipal chargé des énergies depuis six ans. Donné à 18 % derrière une Aubry à 30 % dans un sondage Ipsos de décembre, il ambitionne de finir en tête du premier tour. Dans ce cas, il tendrait la main à la sortante pour lui proposer de devenir… son adjointe à la culture. « S’il est maire, pourquoi pas, répond en s’amusant Martine Aubry. Mais il y a quand même un problème : les écolos ne sont pas d’accord avec notre politique culturelle ! »

En 2014, Aubry avait promis qu’elle ne se représenterait pas

Elle n’a pas de QG – et ne veut pas en avoir – et nous a donné rendez-vous dans le nouveau lieu branché de la ville,(...)


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