À la Une: l’opposition vénézuélienne met fin à plus de trois ans d’abstention

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« Nous avons décidé de participer au scrutin régional et municipal du 21 novembre ». Ce communiqué, lu mardi lors d’une conférence de presse à Caracas par Marianela Anzola, secrétaire nationale du parti Un Nuevo Tiempo, signe un changement radical de stratégie pour l’opposition vénézuélienne. La Table de l'unité démocratique, coalition de 40 partis d'opposition, rappelle TalCual, boycottait les élections depuis plus de trois ans. Cette décision, explique Marianela Anzola, est le fruit d'un vaste processus de consultation. « Nous ne pouvons pas continuer à vivre sur des fantasmes », déclare un autre responsable de l’opposition, Henry Ramos Allup, le secrétaire général d'Action démocratique.

L'opposition souligne tout de même être consciente que ces élections ne seront pas justes. Elle semble compter sur les missions d'observateurs internationaux, notamment sur une mission européenne. Cette annonce complète en tout cas, note toujours TalCual, les efforts déployés dans les négociations qui se tiennent au Mexique, en ce moment, entre l'opposition et le gouvernement de Nicolás Maduro, pour tenter de trouver une solution pacifique et négociée pour le Venezuela.

Du rififi au PSUV ?

Le gouvernement chaviste se félicite de cette décision de l'opposition, écrit Últimas Noticias, journal proche du pouvoir. Il titre sur son site internet : « Les radicaux descendent dans l'arène électorale après quatre ans d'abstention ». En face, le président Maduro a scellé, selon ce même journal, « une entente parfaite » au sein du parti au pouvoir. Ce n’est pas l’avis du média proche de l’opposition TalCual, qui évoque du rififi lors des primaires du PSUV. Le noyau dur de la direction du parti aurait nommé unilatéralement des candidats dans les États où la base n'avait pas choisi les bons. Des personnes qui, parfois, n'avaient même pas concouru dans le processus interne.

Pour TalCual, l'opposition pourrait profiter de cette agitation, mais seulement en étant totalement unie, ce qui n'est pas évident pour l'instant. La décision de participer aux élections de novembre est d'ailleurs critiquée par plusieurs figures de l'opposition comme l'ancien maire de Caracas, Antonio Ledezma, ou encore les partis Causa R et Encuentro Ciudadano, qui eux, ont annoncé qu’ils ne présenteraient aucun candidat.

Grand Isle : des terres inhabitables après le passage de l’ouragan Ida

Aux États-Unis, trois jours après le passage d'Ida, la Louisiane découvre peu à peu l'ampleur des dégâts. Grand Isle, une presqu’île du sud de l’État, est, par exemple, totalement dévastée. Une photo des ravages d’Ida occupe une grande partie de la Une du New York Times. Le média Nola publie aussi des photos apocalyptiques. Selon les autorités locales, Grand Isle est devenue « inhabitable » et les personnes encore sur place sont invitées à quitter les lieux. Tous les bâtiments, sans exception, sont endommagés, 40% sont même entièrement détruits. Le sable de la plage a disparu, soufflé sur les routes qui pour certaines ont perdu des morceaux de bitume.

Plus au nord, la Nouvelle-Orléans n'a toujours pas d'eau ni d'électricité. Résultat : la maire a décrété un couvre-feu de 20h à 6h du matin, notamment pour éviter les pillages. Le New York Times explique que les autorités demandent à ceux qui avaient quitté leur maison par précaution de ne pas rentrer tout de suite, d'autant plus que des températures très élevées sont attendues dans le sud de la Louisiane.

Haïti : l’aide aux sinistrés détournée ?

Enfin en Haïti, des questions se posent autour de la distribution de cette aide à la population. Dans Alterpresse ce mercredi, un collectif « condamne le détournement de l’aide, destinée aux familles sinistrées ». Vendredi, « des attaques ainsi que des actes de pillage ont été perpétrés (...) dans les zones de Camp Perrin, de Duchity et de la Rivière Glace, contre des camions de l’organisation Food for the Poor ».

Alterpresse signale que « la police nationale d’Haïti a mis en place un comité de 5 membres, chargés d’assurer la coordination de la sécurité des convois », et que 14 personnes accusées de détourner l'aide dans le département de la Grande Anse ont été arrêtées.

Pendant ce temps, le Premier ministre Ariel Henry a lancé une énième évaluation des dégâts, ironise Le Nouvelliste, avec les mêmes ambitions qu'après chaque catastrophe naturelle : « refondation territoriale, économique, sociale et institutionnelle ». Des ambitions « qui ne se matérialisent pas dans la glaise du réel ».

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