À la une de l’hebdo. Union européenne : la présidence de trop pour Emmanuel Macron ?

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Chaque semaine, Courrier international explique ses choix éditoriaux et les débats qu’ils suscitent parfois au sein de la rédaction. Pour ce premier numéro de l’année, nous avons choisi de donner à lire la politique française par le prisme de nos voisins européens : à l’heure où la France prend la présidence du Conseil de l’Union européenne, Emmanuel Macron fait feu de tout bois, au risque, parfois, de désorienter ses voisins.

Le 1er janvier, la France a pris, pour six mois, la tête du Conseil de l’Union européenne. Un rôle qui lui est échu en lieu et place du Royaume-Uni, désormais hors de l’Union européenne (UE). À quatre mois de la présidentielle, en plein rebond épidémique dû au variant Omicron, cette tâche est-elle, comme le suggère The Economist dans l’article qui ouvre notre dossier, un cadeau empoisonné pour le président français ?

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C’est la question que nous nous sommes posée. Et surtout que s’est posée la presse européenne. Le grand hebdomadaire britannique rappelle que le 9 décembre, sous les ors de l’Élysée, Emmanuel Macron proposait une avalanche d’idées derrière un intitulé énigmatique : “Relance, puissance, appartenance”. L’Europe, proclamait-il, finalisera une évaluation commune des menaces sécuritaires, discutera des nouvelles règles encadrant le déficit et la dette, se mettra d’accord sur les clauses environnementales à arrimer aux futurs accords commerciaux, lancera la réforme de Schengen, et plus encore. Il y aura des sommets sur l’océan, sur l’Afrique, sur un nouveau modèle de croissance européen et sur les Balkans occidentaux. Des Balkans occidentaux que ces engagements laissent pour le moins dubitatifs, rappelle le quotidien slovène Delo, tant les grandes déclarations françaises semblent peu se traduire en actes.

Préoccupations

De fait, nos voisins européens sont parfois perplexes, voire inquiets, face aux grandes envolées françaises. Si le quotidien économique Dagens Industri pense que

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