À la une de l’hebdo. La fin du siècle américain ?

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Chaque semaine, Courrier international explique ses choix éditoriaux et les débats qu’ils suscitent parfois au sein de la rédaction. Dans ce numéro, nous nous interrogeons sur le déclin de l’influence américaine dans le monde. Vingt ans après les attentats du 11 Septembre, la défaite en Afghanistan signe-t-elle la fin de la domination des États-Unis ? À force de vouloir imposer la démocratie par la force, les dirigeants américains se sont trompés de combat et se sont perdus dans des guerres sans fin, écrivent la plupart des auteurs que nous reprenons dans ce dossier.

“Si nous devons avoir recours à la force, c’est parce que nous sommes l’Amérique ; nous sommes la nation indispensable.” Les États-Unis sont-ils toujours cette nation-là, vantée par Madeleine Albright après l’intervention en Bosnie et les accords de Dayton de 1995 ? C’est la question que pose The Observer en ouverture du dossier de cette semaine en citant l’ex-secrétaire d’État américaine. Et qui traverse l’ensemble des articles que nous avons sélectionnés et traduits à l’occasion des commémorations du 11 Septembre. Vingt ans après les attentats contre le World Trade Center et le Pentagone, aux États-Unis, qui firent près de 3 000 morts, les images de la défaite américaine en Afghanistan et de la chute de Kaboul semblent dire tout le contraire.

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Est-ce pour autant la fin d’une ère ? “La plus grande question est peut-être de savoir si ces scènes [à l’aéroport de Kaboul] marquent les derniers soubresauts du ‘siècle de l’Amérique’, écrit The Observer. L’expression ‘siècle américain, explique encore l’hebdomadaire britannique,​​ a été forgée en 1941 par le magnat de l’édition Henry Luce, dans un essai où il suggérait : ‘Nous pouvons créer un internationalisme véritablement américain et en faire quelque chose d’aussi naturel pour nous que l’avion ou la radio.’C’est sciemment que nous avons emprunté cette formule pour la une. Car elle résume à elle seule une époque qui semble aujourd’hui s’achever.

Après la libération de l’Europe, les États-Unis sont devenus peu à peu le gendarme du monde, guidés par des objectifs très différents suivant leurs zones d’intervention. Avec la chute du mur de Berlin et l’effondrement de

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