À la une de l’hebdo. Douce France : Emmanuel Macron, à droite toute !

Courrier international (Paris)
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Chaque semaine, Courrier international explique ses choix éditoriaux et les débats qu’ils suscitent parfois dans la rédaction. Une couverture sur la France s’imposait cette semaine. Depuis quelque temps, la presse étrangère, d’ordinaire plus conciliante avec le président français, s’inquiète de la droitisation d’Emmanuel Macron et dénonce un virage sécuritaire à l’approche de la présidentielle de 2022.

Qu’est-il arrivé à Emmanuel Macron ? En 2017, la presse étrangère, quasi unanime, en avait fait “son candidat”. Elle voyait en lui un libéral réformateur, ouvert sur le monde, qui allait faire bouger les lignes dans l’Hexagone. Trois ans plus tard, l’image du président français s’est considérablement brouillée et ses démêlés récents avec certains médias anglo-saxons à propos de la lutte contre l’islamisme radical n’ont pas aidé à inverser la tendance : “Il y a quelque chose d’ironique à voir le président français s’en prendre aujourd’hui à une presse qui, il n’y a pas si longtemps, le portait aux nues, écrit ainsi un chroniqueur du quotidien canadien Le Devoir. En 2017, n’était-il pas la coqueluche du même New York Times, qui le décrivait comme un ‘libéral décomplexé’ qui allait secouer ‘les vaches sacrées françaises’ ? [Quand] le Financial Times saluait un fabuleux ‘antidote à la vague populiste’.

Mais voilà, entre-temps il y a eu les ‘gilets jaunes’, et, en réponse à leurs manifestations, déjà une multiplication des violences policières. Il y a eu la réforme (avortée) des retraites et les grandes grèves de l’hiver dernier. Il y a eu aussi la pandémie de Covid-19, une gestion chaotique de la crise, souvent illisible pour la presse étrangère, l’hebdomadaire allemand Die Zeit n’hésitant pas à parler

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