À la une de l’hebdo. Élections aux États-Unis : Mystère président

Courrier international (Paris)
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Chaque semaine, Courrier international explique ses choix éditoriaux et les débats qu’ils suscitent parfois dans la rédaction. Nous avons bouclé ce numéro au matin du 4 novembre, alors que le dépouillement se poursuivait aux États-Unis. Qui sera le prochain président américain ? Joe Biden ? Donald Trump ? Quand nous avons finalisé l’hebdomadaire, nous n’étions pas encore en mesure de le dire. Retour sur cette nuit américaine un peu particulière.

And the winner is… Mystère.

À l’heure où j’écris ces lignes, mercredi 4 novembre, aux alentours de 6 h 30 du matin, le résultat de la présidentielle américaine n’est toujours pas connu. Les électeurs se sont pourtant mobilisés massivement – avant le 3 novembre, ils étaient plus de 100 millions à avoir voté par anticipation, du jamais-vu depuis un siècle. On aurait pu penser que cela profiterait à Joe Biden. Mais les dernières tendances laissent augurer d’un scrutin beaucoup plus serré que ce que les sondeurs avaient prédit. Est-ce la répétition de 2016 ? Il est trop tôt pour le dire, mais il est clair que Donald Trump a fait beaucoup mieux que résister dans les États de la Rust Belt (la “ceinture de la rouille”), où il avait construit sa victoire il y a quatre ans.

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Une telle incertitude, pour un hebdomadaire, c’est le pire des cas de figure, même si ce n’est pas tout à fait une surprise. Dans un article remarqué, le week-end dernier, The Guardian avait laissé présager un tel scénario. “Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il s’agit moins d’une ‘soirée électorale’ que d’une ‘semaine électorale’”, écrivait le quotidien britannique. The Guardian évoquait “un mirage rouge [le rouge est la couleur du Parti républicain], qui pourrait survenir si Trump donne l’impression d’être en tête tard dans la soirée, et qu’il crie victoire avant que tous les votes aient été comptés”. Et c’est bien le

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