À l’Assemblée, Sébastien Peytavie évoque son séjour à l’hôpital pour fustiger la réforme des retraites

À l’Assemblée, le député écologiste Sébastien Peytavie évoque son séjour à l’hôpital pour fustiger la réforme des retraites

Sébastien Peytavie, premier député en situation de handicap, a fait sa rentrée à l’Assemblée ce mardi après six mois d’hospitalisation.

POLITIQUE - La prise de parole de Sébastien Peytavie à l’Assemblée nationale ce mardi 24 janvier ne pouvait pas passer inaperçue. Premier député en situation de handicap, l’élu Générations de Dordogne a fait sa rentrée dans l’hémicycle après six mois d’hospitalisation. Et s’il refuse d’être cantonné à la seule question du handicap, il a choisi d’évoquer son récent séjour à l’hôpital pour mieux dénoncer le projet de réforme des retraites du gouvernement.

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« Comment comptez-vous prendre en compte la pénibilité pour les métiers du soin et de l’accompagnement, en ville ou à la campagne, à domicile ou en Ehpad ou auprès des personnes en situation de handicap ? », a ainsi demandé Sébastien Peytavie au ministre du Travail, Olivier Dussopt, lors des Questions au gouvernement, comme le montre notre vidéo.

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Le député, installé non loin des bancs des ministres au premier rang, faute d’une Assemblée nationale entièrement aux normes d’accessibilité, a récusé l’argumentation du gouvernement sur une « urgence » à réformer le système de retraites. « L’urgence est pour les salariés qui chaque jour voient leurs conditions de travail se dégrader davantage », a insisté l’élu.

Devenu député en juin 2022, Sébastien Peytavie n’a pas pu siéger aussi vite que prévu au sein du groupe écologiste. Victime d’une chute au début de l’été, il a ensuite été hospitalisé pour une infection et a été contraint de rester alité. De quoi renforcer son engagement en faveur du système de santé public, quitte, lorsque l’occasion s’y prête comme aujourd’hui, à le lier au principal sujet d’actualité du moment.

Un « point d’accord » et un « désaccord » avec Dussopt

« Je pense aux soignants de l’hôpital de Pontoise, à 90% en arrêt maladie. À cet infirmier urgentiste qui travaille de nuit depuis ses 25 ans et n’aura pas la possibilité de partir plus tôt puisque l’âge légal est reporté », évoque Sébastien Peytavie dans l’hémicycle. « Vous souhaitez augmenter les pensions de retraite ? Augmentez les salaires », a-t-il enjoint, avançant que « l’un ne peut pas aller sans l’autre ».

Avant de répondre sur le fond, le ministre du Travail Olivier Dussopt s’est dit « heureux » du retour du député dans l’hémicycle. Et s’il a reconnu un « point d’accord » avec l’élu de Dordogne sur la pénibilité au travail pour le personnel soignant, il a vanté les deux axes de la réforme susceptible d’y remédier selon lui : l’abaissement des critères de reconnaissance de la pénibilité et la mise en place du fonds de prévention de la pénibilité et de reconversion. Quant à l’urgence de la réforme, là-dessus, aucune tergiversation possible : « Nous considérons que la réforme est nécessaire », a martelé Olivier Dussopt.

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