À la Une: l’Équateur, l’heure du choix

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L’Équateur élit ce dimanche 11 avril son prochain président, soit un économiste de gauche, soit un ancien banquier, favorable au libre-échange. « Deux aspirants, un seul gagnant », titre le journal La Hora qui qualifie le scrutin de « décisif » pour la direction que prendra le pays. Les deux candidats ont profité de la dernière journée de campagne, hier jeudi, pour réitérer leurs promesses.

Selon le journal, l’ex-banquier Guillermo Lasso se pose en rassembleur afin de surmonter la plus grande crise sanitaire et économique que le pays ait connu. Son rival, Andres Arauz, le dauphin de l’ancien président socialiste Rafael Correa, tout en rendant hommage à son mentor, a appelé ses partisans à sortir dans la rue dimanche soir et à « célébrer la victoire ».

L’un des défis majeurs du nouveau président sera de remettre l’économie sur les rails, écrit El Comercio dans son éditorial. À la différence d’autres pays de la région, l’économie équatorienne a besoin de plus de temps pour récupérer des effets de la pandémie. Autre défi à relever : combattre la propagation du Covid-19. Selon le quotidien El Universo, il faut renforcer la logistique de la vaccination qui avance à un rythme trop lent.

Joe Biden veut limiter la prolifération des armes à feu

Le plan que le président américain a présenté hier est très commenté dans la presse. Le Washington Post salue cette initiative. « Enfin, un président américain s’occupe de l’épidémie de la violence des armes aux États-Unis », titre le journal, rappelant qu’environ 300 personnes sont quotidiennement blessées par une arme à feu et plus d’un tiers, donc plus de 100 personnes, en meurent.

Selon le Washington Post les mesures proposées par le président restent « modestes » (comme un contrôle renforcé des armes dites fantômes), mais elles seront néanmoins vivement rejetées par ceux qui veulent défendre le 2e amendement. Le Washington Post félicite Joe Biden d’essayer de prendre à bras le corps ce fléau et d’appeler le Congrès à légiférer davantage sur le contrôle des armes. Quant à l’efficacité des mesures, il est trop tôt pour l’évaluer, explique Kris Brown, président d’une ONG qui milite pour un contrôle plus strict des armes à feu, sur le site d’information The Hill.

En tout cas, d’après le procureur de la Pennsylvanie, Josh Shapiro, la lutte contre les armes « fantôme » peut contribuer à diminuer la violence. Depuis 2019, les autorités de cet État ont recensé plus de 400 armes fabriquées de manière artisanale, grâce à une imprimante 3D par exemple.

États-Unis : la souffrance des parents migrants à la recherche de leurs enfants

La crise des migrants à la frontière entre le Mexique et les États-Unis fait toujours la Une de la presse nord-américaine. Avec ce nombre record de 20 000 migrants mineurs détenus actuellement par les autorités américaines et la souffrance des parents qui cherchent désespérément à rentrer en contact avec leurs enfants.

C’est le cas de Maria Ana Mendez, une Hondurienne qui s’est confiée au New York Times. Elle s’était installée aux États-Unis il y a une dizaine d’années et a voulu faire venir sa fille de 16 ans, restée en Honduras, en début d’année. La mère a payé environ 8 000 dollars à des passeurs. Sa fille a été arrêtée par des agents de la frontière en janvier, placée dans un centre de détention. Et depuis, sa mère n’a pas eu de nouvelles. Jusqu’au 3 avril, lors qu’elle reçoit un appel de sa fille, hospitalisée dans la ville de San Diego. Atteinte du Covid-19, elle est très malade.

Ce cas illustre, selon le New York Times, les difficultés pour le gouvernement de mettre en place des moyens – logistiques et humains – pour que les enfants mineurs puissent retrouver leurs parents.

La justice brésilienne met le président Bolsonaro sous pression

Au Brésil, le Sénat devrait ouvrir prochainement une enquête pour savoir si le président Jair Bolsonaro a commis des erreurs dans sa gestion controversée de la pandémie. C’est une demande formulée par le juge de la Cour suprême. Une majorité de deux tiers des sénateurs s’est exprimée en faveur d’une mise en place d’une commission d’enquête. Une décision qui fait la Une de la presse ce vendredi.

« Cette commission d’enquête fragilise le président à un moment où son autorité en déjà remise en cause », écrit le journal O Globo. Le quotidien O Estado de São Paulo qualifie la décision de la Cour Suprême d’« explosive », une enquête sur la gestion de la pandémie met le président sous pression et pourrait lui coûter des soutiens. Des soutiens dont il a besoin pour sa campagne électorale en vue de la présidentielle de 2022.

Jair Bolsonaro lui n’a pas tardé à réagir. Lors d’une interview sur la chaîne CNN Brésil, il a estimé que la décision du juge de la Cour Suprême représentait une interférence de la justice dans les affaires du gouvernement. « L’objectif est d’atteindre le gouvernement », a ajouté Jair Bolsonaro.