À l'épicentre de la crise avec la Turquie, ce projet pour renforcer drastiquement les pouvoirs du président Erdogan

Jade Toussay
La réforme de la constitution turque, épicentre de la crise diplomatique entre la Turquie et les Pays-Bas

INTERNATIONAL - Le ton monte entre la Turquie et plusieurs pays de l'Union européenne. Au cœur de cette crise diplomatique (qui n'a pas encore atteint la France), une réforme de la Constitution qui doit accroître les pouvoirs du président turc.

Avec cette nouvelle réforme, le régime parlementaire en vigueur aujourd'hui en Turquie sera remplacé par un régime présidentiel où les prérogatives de Recep Tayyip Erdogan seront renforcées. Le texte a d'ores et déjà été voté par le Parlement le 21 janvier dernier, et adopté avec 339 voix pour, soit neuf de plus que la majorité des trois-cinquièmes requise avant le référendum prévu le 16 avril prochain.

Désormais, l'avenir de la réforme ne dépend donc plus que du vote populaire. Et pour faire adopter une réforme dénoncée par certains partis d'opposition et les mouvements pro-kurdes, le gouvernement turc s'est lancé dans une vaste campagne pro-Erdogan, en Turquie mais aussi en Europe pour y atteindre la diaspora turque, avec les conséquences que l'on sait.

Parmi les mesures les plus controversées du projet, le transfert de l'essentiel du pouvoir exécutif entre les mains du président, ainsi que la possibilité pour Erdogan de se maintenir au pouvoir jusqu'en 2029.

Ndlr: Ce compte Twitter est géré par des partisans du "oui" au référendum"


  • Plus de premier ministre

Le projet de réforme prévoit le transfert de l'essentiel du pouvoir exécutif au président Recep Tayyip Erdogan qui nommera lui-même les ministres. Il désignera également un ou plusieurs vice-présidents. Le poste de Premier ministre, actuellement occupé par Binali Yildirim, disparaîtra.

L'abolition de ce poste qui a existé non seulement depuis la création de la Turquie moderne en 1923, mais aussi sous l'Empire ottoman, est l'un des changements les plus radicaux apportés par cette réforme. "Avec deux capitaines, le bateau coule. Il ne...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post



En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages