À la Une: législatives au Canada

La campagne électorale qui s’achève ce vendredi soir a connu une dernière polémique avec le soutien de Barack Obama au Premier ministre et candidat du parti libéral Justin Trudeau. L’ancien président américain a appelé les Canadiens à offrir au chef du gouvernement un nouveau mandat, en le qualifiant de « dirigeant travailleur et efficace ». Mais cette prise de position via twitter  ne plait pas à tout le monde. « C’est inapproprié », a déclaré un responsable du parti conservateur au journal Globe and Mail. Le quotidien La Presse de son côté a demandé son avis à Élections Canada, un organisme indépendant qui surveille le scrutin.

Selon ce dernier, le tweet de Barack Obama ne constitue pas une « ingérence étrangère dans le processus démocratique canadien ». Selon le journal, Justin Trudeau a refusé de dire si c’est lui-même ou son équipe qui avait sollicité l’ancien chef de la Maison-Blanche.

Autre personne qui s’est invitée dans la campagne, la militante suédoise Greta Thunberg

Elle doit participer ce vendredi à une manifestation pour le climat à Edmonton, la capitale de la province de l’Alberta. D’après le journal local The Star, le passage de Greta Thunberg dans ce haut lieu de l’industrie pétrolière ne fait pas l’unanimité parmi les habitants. Un groupe de militants a prévu de manifester en organisant un convoi de camions pour montrer leur fierté du secteur pétrolier en Alberta.

La présidentielle en Bolivie, vers un second tour ?

Le président Evo Morales brigue dimanche prochain un quatrième mandat. Le scrutin s'annonce comme le plus disputé de l'histoire du pays. Une partie de la population conteste la légitimité du président et l’opposition appelle à un « vote sanction ». Face au scénario d’un second tour, Evo Morales demande à la population « 5 ans de plus pour terminer les grandes œuvres d’infrastructures », titre le journalCambio. Alors que la campagne électorale s’est officiellement achevée et que toute propagande politique est interdite jusqu’au scrutin de dimanche, le président sortant a pu bénéficier d’une publicité gratuite, note le journalEl Diario. Sur la chaîne de télévision d’État, on pouvait en effet voir Evo Morales inaugurer une station de métro et donner à une famille nombreuse les clés de leur logement social.

Violences dans le fief d’El Chapo

Au Mexique, la Garde nationale s’est livré une bataille rangée de plusieurs heures contre les hommes de l’ancien parrain de la drogue « El Chapo ». Ça s’est passé hier jeudi 17 octobre 2019 dans le fief d’El Chapo, à Culiacan. Une ville « sous les tirs », titre le journal Excelsior en publiant la photo d’un camion incendié. El Universal relate des scènes de panique, des habitants qui se trouvent pris entre deux feux. Le quotidien Milenio rapporte que la Garde nationale a été encerclée puis attaquée par des trafiquants de drogues lourdement armés lors qu’elle a arrêté l’un des fils d’El Chapo, Ovidio Guzman. Selon El Universal, la violence des trafiquants a forcé la Garde nationale à céder et libérer le fils d’El Chapo qui avait, avec ses frères, pris le contrôle du cartel de drogue de son père. El Chapo qui purge actuellement une peine de prison à vie aux États-Unis.

Les manifestations contre le président haïtien se poursuivent

Le Nouvelliste rapporte que l’opposition maintient la pression pour obtenir le départ du président Jovenel Moise. Quelques milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Port-au-Prince, à l’occasion de la commémoration de la mort de Jean-Jacques Dessalines, considérée comme le père de la nation. D’après le Nouvelliste, deux personnes ont été tuées en marge de la manifestation, alors que le président a appelé les Haïtiens à s'unir pour « identifier son vrai ennemi » et combattre « le système ».