À l'écoute des vents martiens, avec Naomi Murdoch

Rémy Decourt, Journaliste
·2 min de lecture

Avec le microphone français installé sur SuperCam, réalisé par l’Isae-Supaéro, il est aujourd’hui possible d’entendre les vrais sons de la surface martienne. Mais si écouter le rover rouler sur Mars, le laser du SuperCam contre les roches martiennes ou le vent soufflant peut apparaître ludique, pour les scientifiques il n'en est rien. « Bien au contraire », comme nous explique Naomi Murdoch, chercheur à l’Isae-Supaéro en charge des données du microphone.

Il y a de « réels intérêts techniques et scientifiques à entendre les sons sur Mars », tient-elle à préciser. Intérêts techniques, parce que les enregistrements des sons du rover permettront de mieux comprendre la signature sonore de ses différents mouvements, et donc nous renseigner sur son état de santé mécanique, comme les opérations du bras robotique et du mât, le roulage sur sol normal ou accidenté, ou encore le suivi du fonctionnement des pompes de l'instrument Moxie, qui est une expérience de production d’oxygène in situ.

IPerseverance : écoutez les premiers sons de Mars enregistrés par le micro de la SuperCam

Mais aussi d’un point de vue scientifique. Cette nouvelle science, l’étude des sons ne va certes pas révolutionner la connaissance de la planète mais « l'améliorer dans de nombreux domaines, en particulier pour l'atmosphère martienne ». Son équipe s'attend donc à des avancées dans la connaissance des phénomènes atmosphériques de surface. Ainsi, à partir des sons du vent il est possible de déduire de nombreux paramètres dont la « vitesse du vent et sa direction mais aussi obtenir des informations sur sa turbulence et éventuellement les tourbillons de poussière (les fameux dust-devils) ou les interactions du vent avec le rover par exemple ».

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Pour l’heure, l’équipe du microphone calibre l’instrument utilisant...

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