À l'ère des drones, l'armée française entretient aussi des pigeons militaires

franceinfo
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La vue, depuis le colombier, est imprenable sur Paris. Un site "parfait pour eux", assure le maréchal des logis Sylvain, qui bichonne, soigne, nourrit et bague les 187 pigeons qu'abrite, derrière les hauts murs du fort du Mont Valérien, le 8e régiment de transmissions. Anachronique ? La Chine, même engagée dans une course technologique et militaire de fond, est passée de 200 à 10 000 pigeons voyageurs en quelques années, au cas où.

"Si on en est réduit à reprendre des pigeons voyageurs, c'est vraiment que ça craint...mais on pourrait, il faudrait juste les ré-entraîner pour ça."

le maréchal des logis Sylvain

à franceinfo

"Non", sourit le colonel Jean-Baptiste Matton, "la France n'a plus l'utilité opérationnelle de pigeons voyageurs. Tous nos systèmes de communications sont doublés, triplés, on dit 'redondés' dans notre jargon." Et pourtant, c'est le 8e régiment de transmissions qu'il commande qui accueille le colombier militaire, une mission bien différente de son quotidien : assurer la sécurité des réseaux de communication des institutions sensibles en Île-de-France, comme l'Élysée ou le ministère des Armées.

L'entretien des traditions

Alors, que font les 187 pigeons du colombier militaire ? Du concours – il y a des courses où des pigeons font Barcelone-Liège en moins de 12 heures – mais ils participent, et c'est une notion chère au coeur des militaires, à l'entretien des traditions et de la mémoire. Parce qu'entre la France et les pigeons voyageurs, c'est une vieille et (...)

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