À Kourou, on savoure les derniers vols d'Ariane 5

Une fois de plus Ariane 5 connaît un succès avec la livraison de deux satellites de télécommunication sur une orbite de transfert géostationnaire : Measat-3d (fabriqué par Airbus Space pour la compagnie malaisienne Measat), et Gsat-24 (construit par l’agence spatiale indienne). La fusée a décollé à 18 h 03 heure locale (23 h 03 heure de Paris). À l’exception d’un léger retard, tout s’est déroulé comme prévu pour un vol qui a duré exactement 39 minutes et 57 secondes. C’est un vol de routine pour Ariane 5, sauf que c’est un des derniers.

Un feu d'artifice qui coupe le ciel, Ariane 5 s'envole. © Daniel Chrétien, Futura Sciences
Un feu d'artifice qui coupe le ciel, Ariane 5 s'envole. © Daniel Chrétien, Futura Sciences

L’arrivée des satellites perturbée par les conséquences de la guerre en Ukraine

La préparation du lancement a débuté le 13 mai au Centre spatial guyanais (CSG). Les opérations ont commencé au Bâtiment d’intégration lanceur (BIL) où les équipes ont joint l’étage principal cryotechnique (EPC) au second étage. Ils ont également ajouté au corps central les deux boosters latéraux, nommés EAP pour Étage d’accélération à poudre.

Chacun de ces grands morceaux ont été assemblés dans différents sites en Europe. D’ailleurs, les différents éléments de la fusée européenne proviennent d’un peu partout sur le Vieux continent. L’assemblage de l’EPC est réalisé au site des Mureaux, près de Paris. Le second étage est assemblé à Brême en Allemagne, tandis que les EAP proviennent d’Italie. C’est au CSG que l’on produit le carburant. Une fois assemblée, Ariane 5 est transférée le 18 mai du BIL au Bâtiment d’assemblage final (BAF).

Measat-3d passe sous coiffe. © Cnes, ESA, Arianespace, Optique Vidéo CSG, JM Guillon
Measat-3d passe sous coiffe. © Cnes, ESA, Arianespace, Optique Vidéo CSG, JM Guillon

Les satellites sont arrivés avec un peu de retard. Conséquence de la guerre en Ukraine, la compagnie d’avions-cargos Antonov est en difficulté. Elle transporte habituellement les satellites géostationnaires (très gros) vers le CSG. Faute d’avion disponible, le premier passager, Measat-3d, est venu par bateau depuis la France. Le second, Gsat-24, fabriqué...

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