À Kiev, un hôpital pour enfants touché par une attaque aérienne russe de grande ampleur

Ce lundi 8 juillet, une grande partie de l’Ukraine a été la cible de plusieurs frappes de missiles russes, annonce CNN. Selon le site de la chaîne américaine, au moins 29 personnes sont mortes dans “cette rare attaque aérienne menée en plein jour” contre les villes de Kiev, Dnipro, Kryvyï Rih, Sloviansk et Kramatorsk.

“D’après le procureur général d’Ukraine, neuf personnes ont été tuées dans la capitale du pays, et 23 ont été blessées”, précise-t-elle. À Kryvyï Rih, les autorités locales assurent qu’au moins 10 personnes ont péri et que 37 sont blessées, tandis que dans la région de Donetsk, au moins trois personnes ont été tuées. Sur le plan matériel, plusieurs bâtiments ont été touchés.

Parmi eux : l’hôpital pour enfants Ohmatdyt, à Kiev, où le nombre de victimes reste incertain. “Une partie de l’hôpital a été détruite, et il y a eu un incendie à un autre endroit”, explique la pédiatre Lesia Lysytsia au média américain. Elle raconte “avoir eu l’impression d’‘être dans un film’ au moment où le missile a touché l’hôpital”. D’après elle, il y aurait aussi eu “un grand flash, accompagné d’un bruit horrible”.

“Une des pires attaques” contre Kiev

Peu après le bombardement, “une opération désespérée de recherche et de secours”, durant laquelle “des civils ont formé une chaîne pour aider à évacuer les gravats brique après brique”, a été lancée aux abords de l’édifice, assure quant à lui The New York Times. Plusieurs salles utilisées par les services de soins intensifs et de chirurgie auraient été détruites, tout comme le service d’oncologie.

D’après CNN, le bâtiment “était d’une importance cruciale, car il accueillait des enfants atteints de maladies graves qui venaient de tout le pays”. La chaîne américaine ajoute :

“Selon le commissaire aux droits humains ukrainien, Dmytro Lubinets, autour de 7 000 actes de chirurgie sont réalisés chaque année dans cet hôpital, notamment dans le cadre des traitements du cancer et des maladies du sang.”

L’attaque constitue, selon le maire de Kiev, Vitali Klitschko, “l’une des pires attaques” lancée contre la ville depuis le début de la guerre. Alors que la Russie assurait n’avoir ciblé que des infrastructures militaires, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a condamné l’attaque, appelant la communauté internationale à “enfin mettre un terme aux frappes russes”. Ce lundi 8 juillet, le Premier ministre indien, Narendra Modi, est en Russie, où il doit effectuer une visite d’État de deux jours.

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