À Kaboul, la population reste méfiante après le retour des talibans

·1 min de lecture
Dans la capitale afghane, si la vie reprend lentement ses droits après la prise de pouvoir des talibans, les habitants restent méfiants et anticipent, au moins par précaution, un retour au même type de régime fondamentaliste que celui qu'ils avaient connu sous les talibans de 1996 à 2001.
Dans la capitale afghane, si la vie reprend lentement ses droits après la prise de pouvoir des talibans, les habitants restent méfiants et anticipent, au moins par précaution, un retour au même type de régime fondamentaliste que celui qu'ils avaient connu sous les talibans de 1996 à 2001.

Les femmes étaient rares mardi dans les rues de Kaboul, où les hommes avaient troqué leurs vêtements occidentaux pour le shalwar kameez, l?ample habit traditionnel afghan. « La peur est là », témoigne le gérant d?une épicerie préférant rester anonyme. Dans la capitale afghane, si la vie reprend lentement ses droits après la prise de pouvoir des talibans, les habitants restent méfiants.

Prudemment, certains ont commencé à s?aventurer hors de leur domicile, curieux de voir à quoi ressemble la vie sous le nouveau régime. Déjà, les gens semblent modifier leurs habitudes, anticipant, au moins par précaution, un retour au même type de régime fondamentaliste que celui qu?ils avaient connu sous les talibans de 1996 à 2001. Jeux, musique, photographies, télévision étaient alors interdits. Les voleurs avaient les mains coupées, les meurtriers étaient exécutés en public et les homosexuels tués.

Les femmes avaient interdiction de sortir sans un chaperon masculin et de travailler, les filles d?aller à l?école. Les femmes accusées de crimes comme l?adultère étaient fouettées et lapidées à mort. Les hommes devaient garder une barbe longue, assister aux prières sous peine d?être battus et étaient contraints de porter le vêtement traditionnel. Le ministère pour la Promotion de la vertu et la Répression du vice faisait régner la terreur.

À LIRE AUSSI Prise de Kaboul par les talibans : peur sur la ville

Mardi, rien ne laissait entrevoir que les talibans avaient réintroduit ou co [...] Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles