À la Une: la justice internationale donne raison au Nicaragua contre la Colombie

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Au bout de huit ans et demi, « la Cour internationale de La Haye se prononce en faveur du Nicaragua contre la Colombie », titre le journal nicaraguayen La Prensa, qui note que c’est le troisième dossier à opposer les deux pays devant la CIJ. La Cour internationale de justice a ordonné ce jeudi à la Colombie de « cesser » ses ingérences dans les eaux contestées du Nicaragua. À Managua, on a dû se lever tôt pour écouter le jugement : 11h du matin pour les Pays-Bas, c’est 3h du matin pour la capitale nicaraguayenne. Un spécialiste des relations internationales, interrogé par La Prensa, estime que « depuis dix ans, la Colombie "a décidé d’aller à contre-courant et montrer qu’elle était un pays plus grand et plus fort militairement que le Nicaragua", et éviter de suivre les jugements de la Cour ».

Le journal colombien Semana rappelle qu’en 2013, le Nicaragua avait présenté un recours devant la CIJ, « affirmant que la Colombie interférait dans ses activités de pêche et ses activités scientifiques dans les eaux qui étaient sous sa juridiction ». La Colombie avait alors « certifié que tout cela était dû à sa lutte contre le trafic de drogue et la protection écologique desdites eaux. » Semana note que « le jugement de la Cour internationale de justice ne signifie pas la fin du différend entre les deux pays : la Cour doit encore se prononcer sur la demande du Nicaragua que « des limites maritimes claires soient établies avec la Colombie ».

Extradition vers les États-Unis de l’ancien président hondurien Juan Orlando Hernandez

« En route vers New York », titre La Prensa, qui précise que celui qui a présidé aux destinées du pays de 2014 à 2022 devait « à l’origine être extradé ce jeudi à 7h du matin, mais pendant la nuit, l’horaire a changé pour 13h », heure locale. Le journal rappelle que l’ex-président est accusé par Washington de trafic de drogue vers les États-Unis, « plus de 500 tonnes de cocaïne à travers le Honduras depuis 2004 ». Ce jeudi, Juan Orlando Hernandez doit être remis à la DEA, écrit El Heraldo – la DEA, l’Agence fédérale américaine chargée de lutter contre le trafic et la distribution de la drogue aux États-Unis. Ça se passera à la base aérienne Herman Acosta Mejia, d’où il sera ensuite emmené à New York. Once Noticias note que les autorités ont même fait une simulation de transfert jusqu’à l’aérodrome, appelée « Opération Libération », « et ainsi évaluer les possibles scénarios pour garantir sa sécurité ».

La famille de Juan Orlando Hernandez a réagi à la nouvelle de son extradition imminente dans un communiqué, à lire là aussi dans Once Noticias : « La famille Hernandez a répété que l’ancien dirigeant est victime de la vengeance des narcotrafiquants qu’il a extradés ou obligés à fuir aux États-Unis pour trouver un accord de réduction de leurs peines avec le parquet américain, en échange de mensonges qui vont vite être percés à jour ». La famille précise, souligne le journal, qu’elle a « toute confiance en la justice américaine ». En attendant son extradition, l’ex-président, imperturbable, continue de faire de l’exercice près de son lieu de détention, relève le journal, qui se fait l’écho d’une vidéo circulant en ce moment sur les réseaux sociaux.

► À lire aussi : Honduras: la justice autorise l’extradition de l’ex-président Hernandez aux États-Unis

Réunion États-Unis / Cuba à Washington

Ce jeudi, réunion à Washington entre Cubains et Américains, première rencontre au plus haut niveau depuis l’arrivée de Joe Biden à la tête des États-Unis. Le sujet : l’immigration. « Les États-Unis pensent à relancer les accords migratoires avec Cuba », titre El Nuevo Herald. Le journal rappelle que depuis la précédente vague d’émigration massive, en 1994, les États-Unis avaient accepté d’émettre 20 000 visas par an pour les Cubains, mais l’administration Trump y a mis fin.

Et ces derniers mois, souligne El Nuevo Herald, « les Cubains abandonnent l’île à un rythme vertigineux, poussés par la détérioration des conditions de vie et l’augmentation de la répression du gouvernement depuis les manifestations de l’an dernier ». Pour le seul mois de mars, plus de 32 000 Cubains sont arrivés par le Mexique à la frontière avec les États-Unis. Hier, la vice-ministre cubaine des Relations extérieures, Josefina Vidal Ferreiro, a exhorté les États-Unis à respecter les accords migratoires, écrit Juventud Rebelde, qui poursuit : la diplomate a dit que, pour faire face aux pics migratoires, « les États-Unis aident les économies des pays de la région, alors que dans le cas de Cuba ils imposent une pression maximum sur son économie. »

► À lire aussi : Une réunion entre hauts représentants américains et cubains sur les questions migratoires

Washington veut conserver le port du masque dans les transports publics

Aux États-Unis, le gouvernement fait appel de la décision de justice, qui a levé le port obligatoire du masque dans les transports publics. Le Boston Globe note que les pilotes d’avion, en début de semaine, avaient annoncé à leurs passagers en plein vol la fin de l'obligation du port du masque, provoquant des cris de joie. « Mais il n’y a aucune raison de se réjouir », estime le journal dans son éditorial : « la pandémie n’est pas terminée, et la réflexion qui a amené les juges nommés par Donald Trump à prendre cette décision est profondément biaisée ».

Le New York Times déplore d’ailleurs qu'aux États-Unis, on ait « politisé les masques », notant que « pour cette raison plusieurs gouverneurs et employeurs ont allégé les règles bien avant que le nombre de cas d’infection ne baisse ». « C’est manifestement aussi à cause de cela que les compagnies aériennes l’ont fait, elles aussi, si vite. Ces groupes ont des intérêts qui entrent en compétition avec la science », regrette le New York Times pourtant, note le journal, « laisser tomber le masque pourrait provoquer davantage encore de perturbation pour les vols », en multipliant les cas de coronavirus parmi les employés.

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