À la Une: Joe Biden «voit les choses en grand»

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Le vaste plan d’infrastructure fait la Une de la presse nord-américaine. Le New York Times se montre très impressionné par ce plan. Joe Biden part comme une fusée, écrit le journal. Il y a quelques semaines, le président a présenté un vaste programme d’aide de 1 900 milliards de dollars. Et là, il présente un plan d’investissement de 2 000 milliards de dollars. « C’est un président qui voit les choses en grand », estime le New York Times qui ajoute que la plupart des Américains ne peuvent même pas s’imaginer ce que représente une telle somme.

Le Washington Post soutient également l’initiative de Joe Biden. « Ce programme pourrait changer l’avenir des États-Unis », écrit le journal. C’est un choix qui montre clairement que le gouvernement fédéral compte jouer un rôle plus important, un choix qui est soutenu par une majorité d’Américains. Mais plus encore, poursuit le Washington Post, ce plan d’investissement répond à de vrais besoins. Des besoins que même les Républicains ne peuvent nier, car eux aussi, sous la présidence de Donald Trump, souhaitaient investir dans les infrastructures.

Les patrons américains prennent position contre une loi controversée en Géorgie

Les patrons de grandes entreprises américaines comme Coca-Cola sont sous pression pour réagir face à une nouvelle loi controversée dans l’État de Géorgie. Une loi qui, selon ses détracteurs, limite l'accès aux urnes particulièrement de la communauté afro-américaine. Les patrons des groupes comme Coca-Cola ou Delta Airlines qui ont leur siège à Atlanta, se sont finalement exprimés sur cette loi promulguée jeudi dernier par le gouverneur républicain de Géorgie. Des organisations de défense des droits civiques leur avaient demandé de prendre position, écrit la chaîne CNN sur son site. Hier, mercredi 31 mars 2021, le PDG de Delta Airlines, dans un communiqué à ses employés, a vivement critiqué cette loi qui réduit, par exemple, le nombre de boîtes aux lettres destinés au vote par correspondance dans les quartiers afro-américains.

Mais est-ce que ces prises de positions suffiront pour combattre les tentatives des Républicains de restreindre la possibilité de vote des minorités, s’interroge CNN. Selon les démocrates, ce n’est pas le cas. Les grandes entreprises devraient montrer qu’elles soutiennent intégralement deux projets de loi démocrates au Congrès visant à interdire la plupart des mesures prises par les législateurs en Géorgie.

Scène dramatique à la frontière américano-mexicaine

Plus au sud des États-Unis, à la frontière avec le Mexique, une caméra de surveillance a capté une scène dramatique qui résume à elle seule la catastrophe humanitaire des migrants. On y voit un passeur assis sur un tronçon de mur de 4 mètres de haut qui laisse glisser le long de la paroi deux petites filles originaires d’Équateur sur le sol américain. Les fillettes âgées de 3 et 5 ans ont été récupérées par des agents de la police des frontières. Le passeur avait déjà pris la fuite.

Le ministre chargé de la sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas, a réagi dans un communiqué, publié sur le site de la chaîne NBC (qui a posté également la vidéo, tout comme le site du journal mexicain Milenio). Le ministre dénonce ces passeurs qui profitent de la détresse des parents et rappelle que ces dernières semaines, plusieurs enfants sont morts en tentant de traverser la frontière vers les États-Unis. Quant aux jeunes Équatoriennes, elles ont été amenées au poste de la police des frontières de Santa Teresa où elles reçoivent des soins médicaux.

Jair Bolsonaro bat des records d’impopularité

59% des Brésiliens rejettent désormais leur gouvernement, selon un sondage cité par Carta Capital. Selon l’hebdomadaire, des centaines d’habitants de Rio de Janeiro et de São Paulo ont exprimé hier soir leur mécontentement par des concerts de casserole. Alors que le pays a atteint un nouveau seuil de mortalité avec presque 4 000 personnes décédées du Covid-19 en 24 heures, le président a commémoré sur Twitter le putsch des généraux en 1964.

« Jair Bolsonaro qui voulait faire voter une loi lui permettant de proclamer l’état d’urgence nationale », rappelle O Estado de São Paulo, « tout cela sous prétexte de combattre la pandémie ». Selon le journal, « …avec un tel pouvoir il aurait pu prendre le contrôle de la police militaire qui dépend des États. C’est un gouvernement criminel et sans direction qui a conduit le pays dans cette situation où plus de 300 000 personnes sont mortes du Covid-19 ».