À la Une: Joe Biden peut-il réussir à combattre la crise sanitaire aux États-Unis?

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La gestion de la crise sanitaire préoccupe aussi les commentateurs aux États-Unis. Le nouveau président Joe Biden peut-il y arriver ? Avant de tenter une réponse, le magazine New Yorker rappelle que depuis plusieurs jours, environ 250 000 Américains sont quotidiennement contaminés par le coronavirus et environ 4 000 meurent de cette maladie toutes les 24 heures. Les nouveaux variants du Covid-19 se propagent rapidement mais comme le pays n’a pas de système de séquençage, il est impossible de traquer les modifications du virus. « C’est un moment bizarre dans notre histoire », écrit le New Yorker, « une compétition entre l’erreur et l’effort ».

La vaccination au cœur du plan anti-Covid présenté par Joe Biden

« Et cette campagne de vaccination sera l’une des tâches les plus complexes jamais réalisées aux États-Unis, selon un responsable de la santé », rapporte le New Yorker qui salue la décision de Joe Biden de conférer à l’administration fédérale un rôle central dans l’organisation de la vaccination. « C’est toute la différence avec la position du gouvernement Trump », écrit le magazine. Désormais, l’État fédéral aide à mettre en place des centres de vaccination, assure qu’il a suffisamment de personnel de santé et sécurise la production du vaccin. Et il peut, selon une loi qui date de la guerre de Corée, contraindre l’industrie à se concentrer sur la fabrication des outils nécessaires, des seringues par exemple. Mais tout cet effort, conclut le New Yorker, coûte de l’argent, beaucoup d’argent. Et il n’est pas sûr que les républicains et même certains démocrates au Sénat soient prêts à encore augmenter les dépenses fédérales pour combattre la pandémie.

Le Mexique, mauvais élève dans la gestion de la pandémie

Le Covid-19 continue à dominer les titres de la presse latino-américaine. Exemple : le Mexique, le quatrième pays le plus endeuillé par la pandémie dans le monde. Le Mexique qui est aussi l’un des plus mauvais élèves dans la gestion de la crise sanitaire, selon un rapport publié dans le journal El Universal. Le Brésil a fait pire. Alors que la vaccination se poursuit dans ce pays d’Amérique centrale, certains députés de la majorité demandent à figurer, eux aussi, parmi les personnes prioritaires. Une requête rejetée par le chef de leur groupe parlementaire. Explication : « votre rôle est fondamental mais pas essentiel ». D’ailleurs, on apprend que les vols et le trafic de bonbonnes d’oxygène, ce gaz précieux pour les patients atteints par le Covid-19, sont en très forte hausse ces dernières semaines. C’est à lire dans le journal El Excelsior. Et le prix de certaines bouteilles d’oxygène a triplé sur le marché noir, d’après le journal.

Les moufles de Bernie Sanders, devenues des objets cultes

Elle a fait le tour du monde, la désormais célèbre photo montrant le sénateur américain Bernie Sanders assis seul lors de l’investiture de Joe Biden, en parka et avec une paire de moufles tricotées. Les produits dérivés de ce cliché pris par un photographe de l’AFP se vendent comme des petits pains. Ces ventes ont permis à Bernie Sanders de lever 1,8 million de dollars en cinq jours, une coquette somme qu’il a aussitôt versé à des organisations caritatives dans le Vermont, l’État dont il est sénateur. Commentaire de Bernie Sanders à la chaine CBS : « Je suis émerveillé par la créativité des gens et très content que ma gloire sur internet contribue à aider ceux qui sont dans le besoin ». Mais celui qui se décrit comme un socialiste ajoute : « ces dons ne doivent pas remplacer l’action du Congrès et je me battrai pour soutenir financièrement les travailleurs dans le Vermont et à travers le pays, des travailleurs durement touchés par cette crise sanitaire ».