À la Une: Jair Bolsonaro désavoué au premier tour des élections municipales au Brésil

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Ce dimanche, les Brésiliens ont été appelés aux urnes pour élire leurs maires. Le premier tour des municipales était le premier scrutin organisé depuis l'élection de Jair Bolsonaro à la présidence, il y a deux ans.

Le premier enseignement de ces municipales, c'est le « taux d'abstention qui s'élève à 23,14%, 3 points de plus qu'en 2018 et 6 points de plus qu'il y a quatre ans », rapporte Globo. Selon l'avis des observateurs, cette abstention s’explique par la pandémie de Covid-19 qui a fait 165 000 morts au Brésil.

Deuxième enseignement : le succès des partis traditionnels du centre et de la droite conservatrice ainsi que quelques coups d'éclat surprises pour la gauche, comme à Sao Paulo où Guilherme Boulos, du Parti Socialisme et Liberté, s'est qualifié pour le second tour.

Et enfin troisième enseignement et pas des moindres : « la cuisante défaite pour les candidats soutenus par le chef de l'Etat et par ricochet pour Jair Bolsonaro lui-même », constate la Folha de Sao Paolo.

À en croire les éditorialistes, la gestion ou plutôt la non-gestion de la crise sanitaire de la part de Jair Bolsonaro a joué un rôle important dans ces élections municipales. Le quotidien O Estado souligne : « incapacité absolue du gouvernement brésilien à mener des réformes et à prendre des mesures sans lesquelles le pays ne se remettra pourtant pas de sitôt de la catastrophe sanitaire, économique et sociale en cours ». La Folha de Sao Paulo fait remarquer de son côté que « les maires qui ont pris des mesures pour lutter contre la pandémie et qui ont été soutenus par les gouverneurs qui prennent le coronavirus au sérieux, ont généralement obtenu de bons résultats ».

« Jair Bolsonaro a beau ignorer la science, il ne peut fermer les yeux devant les résultats de ces élections municipales qui sont un test pour sa présidence », estime l'éditorialiste d'O Globoqui poursuit : « Pour pallier sa chute de popularité, le président sera tenté de lancer des programmes sociaux en faveur du quart de la population qui vit désormais sous le seuil de la pauvreté et s'assurer ainsi des votes des pauvres pour sa réélection en 2022. Seulement voilà : les caisses de l'Etat sans désespérément vides ».

Un million de nouvelles infections au Covid-19 en moins d’une semaine aux États-Unis

La barre des 11 millions de cas a été franchie ce dimanche. Et comme la tendance est à la dégradation de la situation, de plus en plus de villes prennent de nouvelles mesures pour tenter de freiner la propagation du virus. A l'instar de Chicago dans l'Illinois, où la maire Lori Lightfoot a recommandé à ses 2,7 millions d'administrés de ne recevoir aucun invité et d'annuler les traditionnelles fêtes de Thanksgiving. Il s'agit là que de recommandations, souligne le Chicago Tribune aujourd'hui. Mais le journal prévient que les réunions privées sont, de façon obligatoire, limitées à 10 personnes maximum.

La maire a aussi appelé les habitants de Chicago à éviter à partir de ce lundi les sorties, sauf pour les déplacements essentiels, dont le travail et l'école.

À Chicago et dans ses villes de banlieue, l'ouverture des écoles dépend des décisions des élus locaux. Et « ces élus sont sous pression », explique encore le Chicago Tribune. « Les parents d'élèves exigent la réouverture des classes qui ont dû fermer. Alors que les syndicats d'enseignants réclament le passage au cours en ligne face à la propagation du virus dans certains établissements scolaires ».

L'Amérique centrale se prépare à l'arrivée d’Iota

L’ouragan doit toucher terre cet après-midi le long du littoral caribéen entre le Nicaragua et le Honduras. Selon le Centre national des ouragans à Miami, Iota est désormais un ouragan de catégorie 4 dans la classification qui en compte 5 échelons. Et il s'avère particulièrement dangereux, puisqu'il avance lentement. Au Honduras, « les autorités ont procédé durant tout le week-end à des évacuations obligatoires par canots et hélicoptères », écrit El Heraldo. Selon le journal 18 départements du pays ont été placés en alerte rouge. La situation au Honduras et au Nicaragua est particulièrement critique, parce qu’Iota suivra probablement le même parcours que l'ouragan Eta qui a fait au début du mois plus de 200 morts. Le Guatemala et le Panama s'attendent également à des pluies diluviennes.

« Les pluies torrentielles qui précèdent Iota ont d'ores et déjà inondé plusieurs régions en Colombie où des milliers de personnes se trouvent piégées dans des abris provisoires », rapporte aujourd'hui El Espectador. Le journal évoque aussi des glissements de terrains qui ont touché les départements d'Antioquia dans Nord-Est du pays ainsi que celui du Choco, à la frontière avec le Panama.