À la Une: inculpé pour crimes de guerre, le président du Kosovo Hashim Thaçi démissionne et part à La Haye

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Une revue de presse présentée en partenariat avec le Courrier des Balkans.

Le président du Kosovo Hashim Thaçi a annoncé le 5 novembre sa démission, après la confirmation de son inculpation par les Chambres spécialisées de La Haye pour « crimes de guerre et crimes contre l'Humanité » durant la conflit du Kosovo (1998-1999) et juste après. Un peu plus tôt dans la matinée, c’est Kadri Veseli, le chef du Parti démocratique du Kosovo (PDK) et l'ancien chef des services secrets de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK), qui avait annoncé son départ pour La Haye.

C'est donc un véritable séisme politique qui frappe le Kosovo, alors que l'intérim de la présidence du pays va être assuré par la présidente du Parlement, Vjosa Osmani. Hashim Thaçi et ses co-accusés, tous d'anciens cadres de l'UÇK, sont arrivés jeudi au centre de détention de La Haye. L’acte d’accusation détaille 170 charges, dont des meurtres, des enlèvements et des actes de torture. La première audition prévue le 9 novembre est celle de Jakup Krasniqi, l'ancien l’ancien porte-parole de la guérilla.

Stupeur en Macédoine du Nord après l'attentat de Vienne

Après l'attentat de Vienne, qui a fait cinq morts le 2 novembre, c’est la stupeur qui domine en Macédoine du Nord, pays d’où était originaire la famille du tireur, Kujtim Fejzulaj. Adolescent sans histoire, ce dernier aurait arrêté sa scolarité il y a quelques années et plus récemment coupé les relations avec ses proches. Témoignages.

Le 12 octobre dernier, un homme de 22 ans attaquait le siège du gouvernement croate, blessant grièvement un policier, avant de se suicider. Un acte qui repose la question des centaines de milliers d’armes illégales toujours en circulation en Croatie, malgré les campagnes des autorités pour les collecter en tout anonymat. Reportage auprès de ces vétérans de guerre qui ont du mal à se séparer de leurs armes.

La Croatie est frappée de plein fouet par l'épidémie de Covid-19 et les services hospitaliers sont au bord de la rupture. Des patients abandonnés, nus, sur des brancards, privés de repas, des médicaments administrés par erreur, des masques et des gants de protection qui manquent toujours, un personnel soignant à bout de nerf... Des témoignages décrivent une situation dramatique à l’hôpital de Dubrava, principal centre Covid de Zagreb.

Solidarités en Turquie et en Croatie

Le puissant séisme qui a frappé la Turquie et la Grèce le 30 octobre a fait 114 morts et plus de 1 000 blessés dans la grande ville d’Izmir. Des dizaines de bâtiments se sont effondrés, des dizaines d’autres ont été endommagés, des milliers de personnes sont sans abris. Mais la solidarité s’organise.

Dans la Banovina, une région de l’est de la Croatie, beaucoup de foyers ne sont toujours pas raccordés au réseau électrique et leurs habitants, souvent Serbes, sont trop pauvres et trop âgés pour entreprendre des travaux. Grâce à une campagne de dons lancée par plusieurs ONG, certaines maisons ont pu bénéficier de panneaux solaires. Reportage.