À la Une: «Impeachment», Donald Trump mécontent de la prestation de ses avocats

·4 min de lecture

Le début du deuxième procès en destitution contre l’ancien président Donald Trump fait bien sûr la Une de la presse. À commencer par la réaction de Donald Trump lui-même. Il ne s’est pas exprimé directement, mais d’après le site d’information Politico, l’accusé n’a pas du tout apprécié la prestation de ses deux avocats. D’après deux sources anonymes citées par Politico, Donald Trump pense que ses avocats ont manqué une occasion de le défendre.

L’ancien président était également mécontent du fait que la prestation de ses avocats ait suscité autant de critiques, y compris dans le rang des républicains. Parmi ces réactions, le Washington Post cite celle du sénateur républicain John Cornyn, expliquant qu’il a déjà entendu beaucoup d’arguments d’avocats et que ceux présentés hier n’étaient pas les meilleurs.

Les démocrates « jouent sur le registre de l’émotion »

C’est ce qu’écrit le Washington Post. Le journal fait allusion à la vidéo-choc de 13 minutes que les procureurs ont montrée au début du procès, un clip qui faisait revivre l’attaque du capital le 6 janvier dernier. Le Washington Post retient de cette première journée, entre autres, l’émotion du chef des « procureurs démocrates », Jamie Raskin, qui se trouvait dans l’hémicycle, barricadé dans un bureau et qui cite un bruit qu’il n’oubliera jamais, celui des gens en train de frapper contre les portes.

Le problème, écrit le journal, « c’est que la question qui est au centre de ce procès de destitution n’est pas de savoir si ce qui s’est passé ce jour-là, était bien ou mal. Mais si Donald Trump a incité la foule à se comporter de cette manière. Et sur cette question-là, et bien, la vidéo n’apporte pas d’éléments supplémentaires autres que ceux qui sont déjà connus », estime le Washington Post.

Haïti, « fortifier le pire ou inventer le meilleur ? »

Pour le journal haïtien Le Nouvelliste, le pays « entame une nouvelle aventure qui peut ramener aux pires heures de son passé ». Selon le journal, toutes les conditions sont réunies pour la victoire du pire, mais aussi, poursuit le quotidien de Port-au-Prince, pour « un sursaut, un sursaut de ces sursauts inespérés qui vous détournent du saut dans le vide ».

Il est toutefois impossible d’éviter le pire « si toutes les parties haïtiennes - pouvoir et oppositions - continuent de croire qu’elles ont raison, que la victoire est au bout de leur stratégie aussi mortifère les unes que les autres et si tout le monde veut imposer ses vues sans parler à l’autre. Le retour à la loi, à la Constitution et aux principes fondateurs de l’État de droit doit être des préoccupations permanentes de tous », écrit le Nouvelliste. Car Haïti n’a rien à gagner dans des années d’instabilités, dans des caravanes d’enterrements suite à des violences de part et d’autre ni à des départs en masse de ceux qui ne croient plus que l’avenir puisse se conjuguer au futur ici.

Bolivie : premières poursuites pour le « massacre de Senketa »

Le parquet a décidé de poursuivre l’ancien chef de l’armée pour les violences commises en novembre 2019. C’est à la Une du journal La Razon. En fait, en novembre 2019, le gouvernement intérimaire de la présidente de droite Jeanine Añez a fait brutalement réprimer des manifestations contre le départ du président Evo Morales.

Surnommé « le massacre de Senketa », une dizaine de personnes ont été tuées par les forces de l’ordre. L’ancien général Luis Fernando Valverde Ferrufino est accusé « d’avoir ouvert le feu contre la population civile ». Des accusations rejetées par les avocats du général à la retraite. Dans les colonnes du journal Los Tiempos, ils argumentent notamment que Fernando Valverde Ferrufino n’était plus en fonction lors des faits, qu’il occupait en fait le poste du directeur de l’agence nationale des hydrocarbures. Le parquet de son côté, témoignages à l’appui, explique que c’est bien l’ancien militaire qui a donné l’ordre de mobiliser plusieurs véhicules blindés et de tirer à balles réelles sur les manifestants.

Vaccination contre le Covid-19 « en famille » dans une ville brésilienne

Au Brésil, une grande mère, sa fille et sa petite fille ont reçu leur vaccin le même jour. Rien d’étonnant vous me direz, mais il faut savoir que ces trois femmes ont respectivement 107, 90 et 66 ans. La petite fille, Francisca Pinheiro, qui a eu droit au vaccin du fait de son métier d’infirmière, explique aux journalistes du site d’information G1 que sa famille a célébré cet évènement.

« Je suis soulagée d’avoir reçu la première dose, car je dois non seulement m’occuper des patients, mais aussi de ma mère et de ma grande mère », a-t-elle ajouté. La vaccination collective s’était faite à la maison familiale, dans une ville de l’État de Sao Paulo.