À la Une: huit morts après trois fusillades dans le sud-est des États-Unis

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Nuit sanglante dans la région d’Atlanta, la plus grande ville de l’État de Géorgie : huit personnes ont été tuées dans trois salons de massages ce mardi 16 mars. Une information qui fait la Une de toute la presse nationale ce matin avec ce titre que l’on retrouve sur le New York Times et le Washington Post : « Huit personnes tuées, dont six Asiatiques, dans la région d’Atlanta ». Des titres qui laissent planer le doute d’un mobile raciste, même si, comme le confirme le New York Times et comme l’ont également détaillé les autorités, à l’heure actuelle, il est encore trop tôt pour l’envisager. Le suspect : Robert Aaron Long, âgé de vingt-et-un ans, a été arrêté après une course-poursuite avec la police et, selon les autorités qui se basent sur les images de vidéo-surveillance, il est très probable qu’il soit impliqué dans les trois fusillades qui se sont enchaînées dans la périphérie d’Atlanta.

Comme l’explique le Washington Post, ces fusillades ont suscité des inquiétudes parmi ce que le journal appelle des groupes de défense qui ont rappelé une série d'attaques très médiatisées contre des personnes d'origine asiatique ces derniers mois. Selon le New York Times, qui se base sur les chiffres d’une association de défense des Américains d’origine asiatique, il y aurait eu près de 3 800 rapports d'incidents de haine visant des Américains d'origine asiatique aux États-Unis depuis mars 2020 et le début de la pandémie. Des faits pris très au sérieux, notamment par l’unité antiterroriste du département de la police de New York qui a annoncé sur les réseaux sociaux suivre de très près les événements d’Atlanta et être prête à se déployer pour protéger la communauté asiatique de New York.

Crise migratoire aux États-Unis : Joe Biden appelle les migrants à ne pas quitter leur pays

Une crise migratoire complexe à gérer, détaille le New York Times avec d’un côté des élus républicains qui estiment que l’administration Biden n’est pas assez ferme et de l’autre l’aile gauche du Parti démocrate qui, au contraire, estime que le traitement réservé aux migrants n’est pas humain. Et selon le quotidien, même les principaux conseillers de Joe Biden reconnaissent qu'après avoir dénoué les politiques très restrictives mises en place par Donald Trump, il n'y a pas de solution facile ou rapide à un problème qui est en fait une crise récurrente. Pour USA Today, cette augmentation très rapide du nombre de migrants souhaitant entrer aux États-Unis, et notamment l’arrivée massive de mineurs, met en péril le vaste projet de loi sur l'immigration du président Joe Biden, un dossier pourtant central dans son projet politique.

La crise migratoire aux États-Unis : une aubaine pour les cartels mexicains

Pendant le mandat de Donald Trump, les mineurs non-accompagnés étaient expulsés, explique la version mexicaine de Newsweek. En mettant fin à de telles pratiques, Joe Biden a redonné aux cartels mexicains la possibilité de monnayer le passage de ces mineurs aux États-Unis. Un transfert qui coûte entre 6000 et 10 000 dollars, selon Newsweek. Pour Tom Wong, directeur du centre des politiques migratoires aux États-Unis à l’Université de Californie, interrogé par la revue, tant que de nouvelles politiques n’auront pas été mises en place, les cartels vont continuer de profiter de cette manne financière. Ces cartels suivent l’évolution du dossier et vont donc accentuer les passages dans les mois à venir, estime le chercheur qui s’attend à une forte augmentation de migrants mineurs aux États-Unis dans les prochains mois.

Le Parlement salvadorien perquisitionné

Ce mardi 16 mars, les autorités salvadoriennes ont mené des perquisitions dans des bureaux du Parlement dans le cadre d'une enquête sur plusieurs centaines d'emplois fictifs présumés. Une opération qui s’inscrit dans la lutte contre la corruption menée par le président Nayib Bukele. Un contingent de procureurs a débarqué dans la matinée au Parlement, détaille le Diario Co Latino. Des procureurs qui recherchaient des indices ou des preuves d’environ mille emplois fictifs selon le quotidien. Des documents et du matériel informatique ont été saisis. Et ce n’est pas la première fois qu’il est question de ces emplois fictifs au Salvador, détaille El Mundo. En 2018, l’ancien président du Parlement salvadorien avait déjà dénoncé ce problème, annonçant à l’époque que tous ces emplois avaient été supprimés. Des pratiques qui ont repris de plus belle depuis que Norman Quijano a quitté ce poste, avoue l’ancien président du Parlement salvadorien dans les pages d’El Mundo.