À la Une: en Haïti, le principal marché de la ville de Jacmel ravagé par les flammes

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Il s'agit du marché de Beaudouin, le plus grand marché public de la ville de Jacmel, qui est le chef-lieu du département du Sud-Est. D'après les médias haïtiens, l'incendie s'est déclaré tôt ce matin, vers 4h. Selon Le Nouvelliste, « les sapeurs-pompiers n'arrivent pas à circonscrire le feu qui a ravagé tout sur son passage ».

Et notamment la partie du marché « abritée sous une grande construction, en partie métallique, réalisée par le trésor public », rapporte encore le quotidien qui poursuit : « Une foule immense, constituée de gens venus des quatre coins de la ville, a assisté avec impuissance à la destruction par le feu de plusieurs centaines de millions de gourdes de marchandises ». Au moins 40% des marchandises sont parties en fumée, fait savoir la mairie de Jacmel.

Des produits, rappelle Le Nouvelliste, « achetés avec de l'argent emprunté à des taux très élevés d'institutions de micro-crédits par ces marchands et marchandes de la classe moyenne ».

« L'origine des flammes reste pour l'instant inconnue », explique le site d'information Haïti 24. « Et aucun bilan n’a encore été communiqué ». Ce matin, la population de la ville est sous le choc, et les marchandes et marchands en pleurs, selon Le Nouvelliste.

Le Mexique va nationaliser ses gisements de lithium.

La Chambre des députés a approuvé hier la réforme minière, voulue par le président de gauche Andres Manuel Lopez Obrador. « Le texte réserve à l'État l'exploration, l'exploitation et l'utilisation de ce métal essentiel à la fabrication des batteries électriques qui remplaceront les moteurs thermiques des voitures », rapporte La Jornada.

La réforme doit encore être adoptée par le Sénat où le parti au pouvoir est également majoritaire. Dans les colonnes du journal Milenio, le président de la Confédération mexicaine des employeurs lance cette mise en garde : « l'État étant à l'avenir seul autorisé à explorer et à exploiter les gisements de lithium, le gouvernement va devoir allouer le budget nécessaire s'il veut profiter de cette ressource stratégique ».

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Présidentielle en Colombie : Gustavo Pedro s’engage à ne pas procéder à des nationalisations

Le candidat de gauche à l'élection présidentielle Gustavo Petro s'est engagé à ne procéder à aucune nationalisation s'il est élu le 29 mai prochain. Le favori des sondages a signé lundi un document dans lequel il garantit de respecter la propriété privée de chaque Colombien. « Le tout sous serment et dans un cabinet notarial », précise Semana.

Ainsi « Gustavo Petro espère rassurer les électeurs centristes et mettre fin à la polémique lancée par son adversaire de droite », explique l'hebdomadaire. « Federico Gutierrez présente Gustavo Petro comme un populiste autoritaire et le compare à l'ex-président vénézuélien Hugo Chavez, favorable aux expropriations ».

Des intellectuels vénézuéliens proches de l’opposition appellent à la fin des sanctions contre le régime de Maduro

Au Venezuela, un groupe d'intellectuels réclame une levée des sanctions contre le régime socialiste. Ce qui est plus surprenant, c'est que cette proposition gagne du soutien au sein de l'opposition du pays. « Ils sont économistes, universitaires, militants des droits de l'homme, hommes d'affaires et journalistes, tous liés à l'opposition modérée du Venezuela, et ils ont envoyé, il y a quelques jours, une lettre ouverte au président américain Joe Biden », rapporte El Pais.

Les signataires constatent que « la politique de pression maximale n'a pas atteint ses objectifs. Si les sanctions économiques ne sont pas la cause première de l'urgence humanitaire au Venezuela, elles ont gravement exacerbé les conditions de vie du Vénézuélien moyen. La grande majorité de la population vit dans la pauvreté, souffre d'insécurité alimentaire et est exposée à de graves carences en matière de santé. Le réseau électrique et les accès à l'eau sont dans un état lamentable », peut-on lire dans leur lettre.

Les signataires proposent à la place des sanctions « de réactiver le plus rapidement possible le dialogue politique. Ces négociations, réclament encore ces intellectuels, doivent placer les questions humanitaires au centre et faire avancer leur solution avec l'urgence qu'elles méritent ». La déclaration souligne notamment que les pourparlers devraient permettre au Venezuela de réactiver sa production pétrolière afin de regagner le terrain perdu ces dernières années.

C'est une rupture spectaculaire avec ce qui fut la stratégie de l'opposition et qui a été portée ces trois dernières années par Juan Guaido, rappelle El Pais. Les proches de celui qui a été reconnu par une partie de la communauté internationale comme président par intérim du Venezuela, sont d'ailleurs vent debout, rapporte le quotidien.

Ils accusent les signataires de la lettre de « se résigner à vivre dans une dictature en échange d'une ouverture économique ». L'éditorialiste de Tal Cual explique pourtant qu'une levée partielle de sanctions « n'exempterait pas le gouvernement de ses responsabilités ». Mais le journal El Carabobeño n'y croit pas et écrit : « S'attendre à ce que le régime fasse des concessions, à ce qu'il gère honnêtement l'argent des autres, revient à rester dans une zone où le chavisme demeure roi, où la tragédie sous-jacente se poursuit, où les libertés n'existent pas et l'avenir non plus ».

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