À la Une: le «héros» Chris Krebs limogé par Donald Trump

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Le directeur de l’agence en charge de la sécurité des élections, Chris Krebs avait provoqué la colère du président en déclarant que la présidentielle a été « la plus sûre de l'histoire des États-Unis ». Des propos qui contredisent toutes les affirmations de fraudes de la part de Donald Trump et de ses proches. Pour le Washington Post, Chris Krebs sera reconnu un jour dans les livres d’histoire comme « un héros ». Car le chef de l’agence chargée de surveiller la sécurité des élections n’a pas hésité à souligner bien avant le scrutin que les accusations répétées du président sortant ne s’appuyait sur aucune preuve.

Selon Donald Trump, des machines électorales auraient changé les votes Trump en vote Joe Biden

Tout cela est faux, n’a cessé de répéter Chris Krebs, sans d’ailleurs être contredit par les autorités électorales de tous les États, qu’elles soient républicaines ou démocrates. La bonne nouvelle, poursuit le Washington Post, c’est qu’en dépit de toutes ces théories du complot qui fleurissent un peu partout dans le pays, le système électoral a bien fonctionné. Les responsables des élections ont bien préparé le scrutin contre tout dysfonctionnement. Donald Trump et ses partisans découvrent qu’il n’est pas si simple de saboter les résultats des élections, écrit le Washington Post.

Bientôt la fin du « terreur de Trump sur Twitter » ?

Alors que le pays se prépare à la transition du pouvoir, certains éditorialistes se disent soulagés que le règne de Donald Trump sur Twitter soit bientôt fini. C’est un véritable cri de soulagement que pousse Kara Swisher dans le New York Times. Citant quelques-uns des tweets les plus remarqués du président sortant (que le Covid-19 va miraculeusement disparaître, que c’est lui qui a gagné les élections), l’éditorialiste prédit que l’influence de Donald Trump dans les réseaux sociaux va diminuer lorsqu’il aura quitté la Maison Blanche.

« Je sais que beaucoup de personnes pensent le contraire », écrit Kara Swisher, « ils pensent que la terreur des tweet continuera ». Mais selon la journaliste, la nouvelle stratégie de Donald Trump sera un échec. Il est devenu trop direct. Avant les élections, il s’est souvent contenté de retweeter des mensonges ou de Twitter lui-même des insinuations plutôt que des gros mensonges. Mais après le scrutin qu’il ne cesse de contester, ses tweets sont devenus très explicites. Trop. Quand il écrit qu’il a gagné les élections, le mensonge est trop gros. Pour Kara Swisher, il montre que non seulement le roi est nu mais que dans sa nudité il fait très mauvaise figure. N’oublions pas, souligne-t-elle, que Twitter censure de plus en plus les commentaires mensongers de Donald Trump. Mais une chose est sûre, conclue la journaliste : si la voix du président sortant sera sûrement moins audible dans le futur, d’autres « voix méchantes » vont émerger et prendre le relais.

Les complotistes à la recherche de nouvelles plateformes

Selon un article du journal canadien Le Devoir, ces « voix méchantes » pourraient ensuite migrer vers d’autres plateformes au fur et à mesure qu’elles sont censurées par Twitter ou Facebook. Pour mener leurs campagnes de désinformation, de plus en plus d’adeptes des théories du complot changent de plateforme. VKontakte par exemple, « souvent décrit comme le Facebook russe » selon Le Devoir, est l’une de ces plateformes devenues populaire « auprès des groupes occidentaux extrémistes car exempte de censure ».

Le journal cite aussi parler.com, une autre plateforme très prisée par certains responsables républicains comme le sénateur Ted Cruz. La question est de savoir si c’est une bonne chose que les « complotistes quittent les mégaréseaux sociaux pour s’enfermer dans une bulle étanche encore plus étanche ? Faut-il les censurer et les expulser, ou plutôt exposer leurs positions en plein jour pour mieux les critiquer ? ». Selon Le Devoir, parfois « la lumière peut être le meilleur des désinfectants ».

Au Venezuela, le début des procès contre les militaires anti-chavistes

C’est une information donnée par l’ONG vénézuélienne Justicia Venezuela. Selon cette organisation, citée par le journal El Universal, 260 anciens militaires sont actuellement détenus comme prisonniers politiques. Les premiers procès devant la Cour martiale ont débuté ces derniers jours, toujours selon l’ONG. La directrice de Justicia Venezuela rappelle que beaucoup de ces prisonniers, hommes et femmes, souffrent de plusieurs pathologies, hypertension ou cancer, des pathologies qu’ils ont développées en prison.

En Argentine, le Parlement débattra à nouveau du droit à l'avortement

Le gouvernement a présenté un projet de loi, réalisant ainsi une promesse de campagne du président de centre gauche Alberto Fernandez. Le texte qui autorise l'avortement jusqu'à la 14e semaine de grossesse a été favorablement accueilli par le mouvement pro–IVG, mais suscite l’indignation de l’Église catholique argentine. Elle parle d’un « coup dur » pour le pape François, qui est d’origine argentine. C’est à lire dans le journal Clarin.