À la Une: la guerre des gangs menace l’avenir des enfants en Haïti

« Guerre des gangs, kidnapping : la totale ». C’est le titre en une du National ce vendredi 6 mai. Des fusillades entre gangs rivaux à Port-au-Prince ont fait des dizaines de morts au cours des deux dernières semaines et ont forcé des milliers de personnes à fuir leur domicile, selon l’Autorité de protection civile d’Haïti et le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU. Le journal déplore que « les appels à l’aide des habitants restent jusqu’ici sans réponse. Les autorités de l’État laissent visiblement pourrir la situation ».

« En 10 jours, 10 enfants ont été tués, dont 6 en une seule journée », indique l’Unicef citée par le site d'Alterpress. « Près de 1 700 écoles sont actuellement fermées dans la zone métropolitaine », « 500 000 enfants ont perdu l’accès à l’éducation ». Pour l’Unicef, c’est l’avenir même des enfants haïtiens qui est menacé par ces gangs. L’organisation dit avoir « reçu des informations crédibles selon lesquelles des enfants, qui risquent d’abandonner l’école, seraient recrutés par des gangs et payés à la semaine ».

Karine Jean-Pierre multiplie les « premières fois »

Autre sujet en une de la presse haïtienne ce vendredi : la nomination de Karine Jean-Pierre, nouvelle porte-parole de la Maison Blanche. À 43 ans, elle prendra ses fonctions dans tout juste une semaine. Elle « multiplie les premières fois », écrit Le Nouvelliste et « incarne la réalisation du rêve américain ». Karine Jean-Pierre est née en Martinique. « Élevée à New York par des parents haïtiens qui ont dû fuir la pauvreté et la dictature de Jean-Claude Duvalier », elle « a fait sauter le plafond de verre ».

Sur le plan personnel, Karine Jean-Pierre partage sa vie avec une journaliste de la chaîne CNN avec laquelle elle a un enfant. « Je suis tout ce que Donald Trump déteste », disait-elle dans son autobiographie. « Femme, noire, gay et maman. Et mes parents viennent d’Haïti ». Le Nouvelliste note que sa nomination intervient « à un moment où la Maison Blanche procède à plusieurs autres mouvements de personnel en prévision d’une éventuelle prise de pouvoir des républicains au Capitole lors des élections de mi-mandat », au mois de novembre.

Joe Biden (encore) dans l’Ohio

Le président américain se rend notamment à Hamilton, dans l’Ohio, ce vendredi, où il visitera une usine métallurgique, nous dit le Cincinnati Enquirer. Il fera pression sur le Congrès pour qu’il adopte un projet de loi visant à stimuler l’industrie manufacturière. C’est déjà le deuxième voyage du président dans la région de Cincinnati, le cinquième dans l’Ohio. Un Etat dans lequel Joe Biden a perdu de 8 points en 2020, rappelle le journal, et où J. D. Vance, un républicain tout juste rallié à Donald Trump, vient de remporter les primaires pour la sénatoriale.

Colombie : « Otoniel » plaide non coupable

Il avait été extradé mercredi vers les États-Unis. « Otoniel », le baron de la drogue colombien, a plaidé non coupable jeudi devant un tribunal fédéral de Brooklyn, à New York. Il est accusé notamment d’association internationale de malfaiteurs en vue de fabriquer et distribuer de la cocaïne vers les États-Unis. « Otoniel » a demandé un procès avec jury, la prochaine audience est fixée au 2 juin. En parallèle, son groupe criminel, le Clan du Golfe, a lancé une opération de représailles, une « grève armée » en Colombie.32 voitures et camions ont été brûlés dans une vingtaine de municipalités : c’est à la Une d'El Tiempo. Selon le journal conservateur, c’est Chiquito Malo, l’un des lieutenants d’« Otoniel », qui serait à l’œuvre. Il aurait « ordonné aux structures sous son commandement de bloquer les routes, de faire pression sur les entreprises pour qu’elles n’ouvrent pas leurs portes et ordonné à la population de rester chez elle ».

Des écoles ont été fermées par mesure de précaution, tout comme la route entre Medellín et la côte Atlantique. Quatre départements du nord-ouest sont touchés, notamment le département d’Antioquia. Semana explique que les autorités locales ont proposé une récompense de 10 millions de pesos, l’équivalent de 2 300 euros, pour toute information sur les membres du cartel. Le ministre de l’Intérieur promet de répondre à ces tentatives d’intimidation avec toute la capacité des forces de sécurité. Quant au président Ivan Duque, il a, une nouvelle fois, félicité les forces de l’ordre pour la capture et l’extradition d’« Otoniel », dans une interview exclusive à Semana. « Nous avons montré », dit-il, « qu’une fois de plus la loi est au-dessus des criminels ».

La cavale n’en finit pas en Alabama

On termine avec cette affaire qui tient les États-Unis en haleine depuis maintenant une semaine. Un détenu est en cavale. Tout comme une fonctionnaire de prison qui l’aurait aidé à se faire la malle. Vicky White et Casey White, qui portent le même nom, mais n’ont aucun lien familial, sont tous deux introuvables. Lui est qualifié d’extrêmement dangereux - il purgeait une peine de 75 ans de prison pour enlèvement, cambriolage et tentative de meurtre -, elle était considérée comme une employée modèle.

Les US Marshals ont rendu publiques des photos de Casey et Vicky White, explique Alabama.com, et même des simulations de ce à quoi Vicky pourrait ressembler si elle s’était teint les cheveux. Depuis le début de la cavale, les internautes se sont lancés à corps perdu dans l’enquête. Notamment pour retrouver la fameuse Ford Edge 2007 de couleur rouille dans laquelle ils ont pris la fuite. Résultat : le concessionnaire qui a vendu le véhicule à Vicky White a été accusé à tort de malversation par des utilisateurs de Facebook. Il subit les foudres des « détectives d’internet », regrettent les autorités fédérales.

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