À Grenoble, enquête ouverte après des suspicions de GHB dans des soirées étudiantes

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Des élèves de Grenoble École de Management aurait ingéré du GHB à leur insu. (Photo: Capture d'écran Google Maps)
Des élèves de Grenoble École de Management aurait ingéré du GHB à leur insu. (Photo: Capture d'écran Google Maps)

JUSTICE - Les soirées étudiantes à Grenoble dans le viseur de la justice. Une enquête préliminaire a été ouverte après que le procureur de la République Éric Vaillant a reçu un signalement de l’école de commerce GEM le 20 octobre dernier, indiquant que du GHB aurait circulé pendant des fêtes, rapportent France 3 et Le Dauphiné libéré.

Au cours des trois dernières soirées étudiantes de l’école, soit les deux premières semaines d’octobre, plusieurs élèves auraient eu des pertes de mémoires. Des symptômes caractéristiques de la GHB, aussi appelée “drogue du violeur”. Une jeune fille aurait été testée positive.

Le procureur a déclaré à France 3 qu’“aucune plainte pour viol ou tentative de viol n’a(vait) pour l’instant été déposée”. L’enquête va permettre de “dire s’il y a des victimes, s’il y a des liens entre elles, qui a fourni le produit et si certains ont pu être victimes d’infractions particulières de type vol ou agressions sexuelles”.

Une convention pour faciliter les signalements

“Les étudiants vont commencer à être entendus, j’ai une dizaine de noms d’étudiants qui m’ont été donnés, on va les entendre et on va voir si on peut faire des regroupements, et si certains souhaitent ou non déposer plainte”, a précisé sur BFMTV Éric Vaillant.

Les soirées étudiantes à Grenoble École de Management sont pour le moment annulées.

Cette enquête intervient alors que GEM, Université Grenoble-Alpes et le parquet ont signé récemment une convention pour faciliter justement les signalements, afin de lutter contre les violences sexuelles et sexistes dans le monde universitaire. Les établissements qui reçoivent des témoignages devront ainsi les transmettre au procureur, et une enquête sera ouverte.

D’après France bleu, à la mi-octobre, 12 signalements avait été transmis au parquet de Grenoble depuis février par les établissements: 10 de Sciences-Po, un de l’INPG (institut d’ingénierie et de management) et un de GEM.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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