À Grenoble, des boîtes en verre sont proposées lors des ventes en emporter, pour réduire l'utilisation de plastique à usage unique

Pour elles, le plastique ça suffit ! Deux Grenobloises ont lancé un service de consigne de contenants en verre réutilisables avec plusieurs restaurants partenaires. Le but, éviter de jeter toutes les boîtes de nourriture à emporter en limitant le plastique à usage unique. Le restaurant Aiguillage a donc opté pour les récipients en verre. "L’avantage des boîtes, c’est qu’elles sont transparentes donc les clients voient ce qu’ils ont demandé", explique Elodie Illes, gérante de l’établissement. Pas seulement esthétique, elles sont aussi respectueuses de l’environnement. "On travaille énormément en local, en bio, on a quand même une certaine éthique et du coup c’était un peu évident qu’il fallait qu’on trouve un emballage consigné. C’est bon pour l’environnement. Après c’est plus agréable de manger dans un contenant en verre que dans un contenant en carton, ne serait-ce que pour le réchauffer ou le transporter".Une consigne de 5 euros Le système est alors simple. Lorsqu’il passe sa commande, le client paie le contenant 5 euros. Une fois vide, il peut le ramener à l’établissement, ou dans un autre des 17 restaurants partenaires. À l’origine du réseau Dabba consigne, deux entrepreneuses grenobloises, dont Caroline Laubertie : "Je suis à titre individuel assez engagée dans une démarche zéro déchet. Et quand je commandais à emporter, à chaque fois j’étais culpabilisée. ‘Au secours j’ai fait ça, utiliser tout ce plastique’". Chaque année, ce sont 334 millions de contenants en plastique et à usage unique qui sont utilisés en France en raison des ventes à emporter. "J’ai donc réfléchi à une solution pour éviter ça et la consigne s’est imposée comme une évidence". Une alternative donc aux emballages jetables. D’autant plus que la France concède du retard sur ses voisins européens en matière de recyclage. En effet, nous ne recyclons que 25% de nos emballages en plastique contre 30% pour nos amis du Vieux Continent. Caroline Laubertie livre elle-même à vélo les restaurants partenaires du réseau. Ce type de service pourrait s’étendre à la livraison dans les prochaines semaines.