À la Une: le plus grand narcotrafiquant de Colombie extradé aux États-Unis

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Le président colombien Ivan Duque l’a triomphalement annoncé sur Twitter. Le plus grand narcotrafiquant de Colombie, « Otoniel », chef du Clan du Golfe, a été extradé mercredi vers les États-Unis où il est réclamé par un tribunal de New York. « Beaucoup se demandent sur les réseaux sociaux si ses crimes en Colombie resteront impunis », note Semana. L’hebdomadaire détaille l’impressionnant casier judiciaire d’Otoniel, qui « comprend des attaques armées, des déplacements forcés de population, des massacres, des viols » sur mineures notamment. Le journal soutient qu’« une fois qu’il aura purgé sa peine pour trafic de drogue aux États-Unis et qu’il sera expulsé, il devra répondre en Colombie » de ses crimes.

Les familles des victimes en doutent. Elles « continuent d’exiger la vérité », explique El Espectador. Jusqu’au bout, elles ont tenté « d’empêcher l’extradition du baron de la drogue avec un seul objectif : l’amener à dire tout ce qu’il sait sur la guerre », pour « faire la lumière sur les événements passés, mais aussi contribuer à déconstruire le conflit actuel dans les territoires, rendre possible la transition vers la paix et garantir que tout cela ne se répète pas ».

Polémique autour d’une interview de Lula

Au Brésil, Lula s’offre la Une de Time. Le candidat à la présidentielle, principal adversaire de l’actuel président d’extrême droite Jair Bolsonaro, donne une longue interview à l’hebdomadaire américain. Il lance officiellement sa campagne samedi et promet de « ramener le Brésil au bon vieux temps de sa présidence de 2003 à 2010 ». Lula affirme vouloir mettre fin au « démantèlement » de « toutes les politiques qu’il a créées en faveur des plus démunis ». Il affirme aussi n’avoir aucune intention de mettre fin à l’exploration pétrolière - comme un autre candidat de gauche, Gustavo Petro en Colombie.

Mais ce sont ses propos sur la crise russo-ukrainienne qui font polémiques. Dans l’entretien, Lula renvoie Russie et Union européenne dos à dos. « Poutine, dit-il, n’est pas le seul coupable. Les Européens (...) n’avaient pas besoin d’encourager la confrontation ». Il se moque ensuite du président ukrainien et ose même le comparer… à l’ancien dictateur irakien Saddam Hussein. The Brazilian Report regrette que ces propos semblent placer Lula et Jair Bolsonaro dans le même panier. Ces déclarations polémiques « s’ajoutent une série d’erreurs commises ces derniers temps », pense Correio Braziliense, qui laisse entendre que l’ancien président parle trop. « En mettant sur un pied d’égalité envahisseur et envahi, Lula a provoqué des réactions négatives, y compris parmi les alliés du Parti des travailleurs ».

Haïti : recrudescence de cas de gale dans l’Ouest

C’est un épidémiologiste qui tire la sonnette d’alarme, dans Ayibopost. Il a recensé plus de 1 000 cas de gale dans plusieurs localités de la commune de Kenscoff, dans le département de l’Ouest. Le Casec, le Conseil d’Administration de la Section communale, soutient que « la quasi-totalité des maisons possède au moins un cas ». Les personnes présentent « des signes de démangeaisons et des plaques de boutons sur la peau », précise Ayibopost.

Le média indépendant rappelle que cette maladie ne tue pas, mais que « certaines lésions peuvent affecter la peau jusqu’à provoquer d’autres formes de maladies ». Pourtant, la gale « peut être facilement prise en charge ». Les personnes qui présentent ce type de démangeaisons, de lésions cutanées ou de grattage de nuit sont invitées à se rendre dans un centre sanitaire de santé.

AMLO entame une tournée en Amérique centrale

Andrés Manuel Lopez Obrador, le président mexicain, arrivera en milieu d’après-midi ce jeudi au Guatemala, première étape d’une tournée en Amérique centrale. La Hora regrette que son adresse à la presse, en compagnie du président guatémaltèque Alejandro Giammattei, ne soit pas ouverte à la presse. Il s’agit en tout cas d’un voyage inédit vers le Sud pour un chef d’État qui n’a quitté le Mexique qu’à trois reprises depuis le début de son mandat en 2018. Le président mexicain veut jouer la carte de la coopération régionale pour, entre autres, dissuader les clandestins de traverser son pays pour rejoindre les États-Unis.

Visiblement, le Guatemala est sur la même longueur d’onde. Pour l’Institut guatémaltèque des migrations, qui répond au journal mexicain Milenio, « le gouvernement cherche à renforcer les accords pour une “migration sûre et ordonnée” » par le biais de permis de travail temporaire ». Il veut s’assurer que ses citoyens « puissent aller travailler et revenir ». Le Guatemala est en effet très dépendant des remesas, ces transferts de fonds de la diaspora, qui représentent officiellement « 17 % de son produit intérieur brut », écrit Milenio. AMLO est accompagné de son ministre de la Défense. Peut-être le signe, espère La Silla Rota, que le Mexique entend à nouveau jouer le rôle de grand-frère de ces pays d’Amérique centrale. Un rôle abandonné au cours des années 1980 au profit des États-Unis.

Le ministre mexicain des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard, n’a failli pas être du déplacement, raconte Imagen de Veracruz. Il s’est révélé cas contact d’Antony Blinken, son homologue américain, contaminé comme beaucoup de journalistes à la suite du dîner des correspondants de la Maison Blanche, samedi. L’humoriste Trevor Noah, l’animateur de cette soirée, avait qualifié samedi le dîner « d’événement le plus distingué de la nation en matière de propagation des maladies ». La remarque apparaît donc aujourd’hui « prophétique », s’amuse le New York Times.

Après l’avortement, d’autres droits en péril aux États-Unis ?

La presse américaine n’en finit pas de commenter la probable remise en question de l’arrêt de la Cour suprême qui garantit le droit à l’avortement. Certains démocrates s’inquiètent d’une érosion plus large des droits des Américains et le disent haut et fort, à 6 mois des élections de mi-mandat. À l’image de Gavin Newsom, le gouverneur de Californie : il s’exprimait mercredi devant un bâtiment du Planning familial à Los Angeles. « Ne pensez pas une seconde que ça va s’arrêter là », a-t-il lancé.

Le démocrate dit s’inquiéter pour la contraception et même pour les mariages interraciaux. Gavin Newsom veut faire amender la constitution de l’État pour consacrer le droit à l’avortement ; un référendum doit être organisé en novembre. Dans cette vidéo partagée par plusieurs médias américains aujourd’hui, il appelle au passage les ténors du parti démocrate à se réveiller face au drame qui, selon lui, se joue à la Cour suprême.

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