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À Gaza, les gangs prolifèrent au milieu du chaos de la guerre

À Gaza, un autre fléau s'ajoute depuis quelques semaines aux bombardements israéliens, aux maladies, au manque d’eau et de nourriture : la criminalité. Des gangs ont vu le jour et ils ont fait régner la terreur à Gaza, pillant des maisons et les rares convois humanitaires.

De notre correspondant à Jérusalem,

À Gaza, jusque-là l’autorité était entre les mains du Hamas. Il y a la branche armée, en guerre contre Israël. Mais le Hamas, c’est aussi le gouvernement, l’administration et la police. C’est la police du Hamas qui était notamment chargée de sécuriser les convois de vivres qui entrent dans la bande de Gaza. Mais Israël a dit : stop. Les Israéliens accusent le Hamas de détourner cette aide. Le mois dernier, une voiture de police du Hamas a été ciblée par une frappe israélienne. Depuis, les policiers du Hamas se font très discrets.

Alors Gaza, zone de guerre, s’est progressivement transformée en zone de non-droit. Comment garantir la sécurité des convois d’aide humanitaire attaqués par des criminels ou par une foule affamée ? Et surtout, quelle alternative à l’autorité du Hamas ? À Gaza, il existe trois compagnies de sécurité privées. Mais avec la guerre, elles ne sont plus opérationnelles. Israël aurait approché les grandes familles gazaouies, des chefs de clans, pour leur demander de remplir ce rôle. « Mais à Gaza, personne ne bouge sans l’autorisation du Hamas », confie un témoin anonyme, contacté sur place.

Des rations alimentaires revendues à prix d'or


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