À la frontière de la fiction : sur Canal +, "Hippocrate", série d’utilité publique

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Deux ans après une première saison ultra-réaliste et exigeante, la création originale et médicale de Canal + ausculte, dans une remarquable seconde saison toute en tensions, un hôpital public en perdition. Pas vraiment une fiction.

Même, et surtout, en temps de crise sanitaire, la série médicale fait les beaux jours et les belles audiences des chaînes privées. La vénérable Urgences, l’ancêtre du genre, qui a fait connaître George Clooney et fit jongler sur NBC, de 1994 à 2009, scalpels, situations de crise et intrigues amoureuses tout au long de ses quinze saisons, a donné naissance à une foule de déclinaisons, des plus historiques (The Knick, Ratched), aux plus loufoques (H, Dr House), en passant par les plus romantiques (Grey’s Anatomy, qui en est à sa dix-septième saison). Mais aucune production n’aura répondu à autant d’exigence qu’Hippocrate, la série développée par l’ancien médecin généraliste Thomas Lilti devenu cinéaste.Déclinaison de son deuxième long-métrage sorti en 2014, les huit épisodes de la première saison saisissaient, sans sensiblerie et sous couvert de récit d’apprentissage, le quotidien d’un système hospitalier exsangue. Un obscur virus tropical avait mis en quarantaine les médecins titulaires de l’hôpital Robert-Ballanger, à Aulnay-sous-Bois, rebaptisé Poincaré pour les besoins de la fiction, laissant trois internes et un médecin légiste aux manettes.Maintenir le navire public à flotsConfrontés à leur inexpérience, au manque de management et de...

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